Date de publication6 May 2018 - 12:41
Code d'article : 328770

Rabat rompt ses relations diplomatique avec l’Iran

Taghrib (APT)
Le journal arabophone Rai al-Youm a publié ce samedi un article, signé Qada Jaleed, portant sur la rupture des relations diplomatiques du Maroc avec la République islamique d’Iran.
Rabat rompt ses relations diplomatique avec l’Iran
Selon l’auteur, la décision de Rabat de rompre ses relations diplomatiques avec Téhéran intervient alors que les États-Unis et leurs alliés mobilisent tous leurs moyens pour préparer le terrain à une confrontation directe avec la République islamique d’Iran et l’axe de la Résistance.

« L’objectif principal de ce plan anti-iranien est d’assurer la sécurité du régime israélien et la normalisation totale des relations entre les États musulmans et Israël. La défaite militaire et politique du camp américain en Syrie a accéléré l’application de ce projet, et ce, d’autant plus que Washington et ses alliés occidentaux et régionaux ont dépensé des centaines de milliards de dollars, pendant ces sept dernières années, pour expédier des dizaines de milliers de terroristes en Syrie afin d’anéantir l’État syrien, une pièce maîtresse de l’axe de la Résistance contre le projet impérial de Washington dans la région. »

Selon Qada Jaleed, la décision de Rabat de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran s’explique par l’adhésion du Maroc à ce projet anti-Résistance, car un prétendu soutien militaire de l’Iran au Front Polisario via le Hezbollah libanais n’est qu’un prétexte monté de toutes pièces et a été démenti à la fois par le Front Polisario et le mouvement libanais.
 
D’après l’auteur de cet article, le gouvernement marocain chercherait peut-être à faire d’une pierre deux coups : « D’abord porter préjudice au Front Polisario en se servant avec opportunisme de l’animosité de Washington et de Tel-Aviv vis-à-vis du Hezbollah libanais, et se soumettre ensuite aux États-Unis, à Israël et à l’Arabie saoudite en ralliant leur projet dans l’espoir de profiter de leur soutien ».

D’après Qada Jaleed, c’est exactement en vertu de cette logique que Rabat mêle également l’Algérie à cette affaire, car Alger a une vision différente de celle de Rabat sur le Sahara occidental et une position régionale qui le rapproche de l’axe de la Résistance dont font partie l’Iran et le Hezbollah libanais.

« À Rabat, les dirigeants souhaiteraient que ce double jeu détourne l’attention de l’opinion publique de la dégradation de la situation sociale du pays en proie aux tensions et à la montée des protestations populaires, quitte à faire du Maroc un complice du nouveau complot israélo-américain contre les nations musulmanes », a écrit Qada Jaleed, qui dénonce aussi la position « hypocrite » de la Ligue arabe, qui a salué la décision du Maroc.

Il est à noter que la situation de la démocratie et de l'économie font toujours l'objet des millitants des droits de l'Homme.

La protestation sociale contre le pouvoir monarchique marocain a pris une grand ampleur dans les villes les plus marginalisées du pays.
 
http://www.taghribnews.com/vdcbzwbfgrhb5zp.kiur.html
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