Date de publication2 Dec 2019 - 10:46
Code d'article : 443939

La mise en garde du Hezbollah sur la formation d'un gouvernement inutile

Taghrib (APT)
Le chef du Conseil politique du Hezbollah a dénoncé la formation d’un gouvernement technocrate au Liban en l’absence de politiciens.
La mise en garde du Hezbollah sur la formation d
Seyyed Ibrahim Amin al-Seyyed a déclaré, dimanche 1er décembre, que la priorité était de mettre sur pied un gouvernement puissant qui soit en mesure de protéger le pays, l’empêcher de s’effondrer et régler les crises.  

Il a ajouté que tout gouvernement technocrate qui serait formé en l’absence de politiciens ou un gouvernement de six mois seraient voués à l’échec et ferait basculer le pays vers l’effondrement.

« Personne ne pourra empêcher la Résistance de jouer son rôle au Liban. Nous ne craignons aucune menace ni aucun complot visant la Résistance, ses armes et son rôle mais nous sommes préoccupés par la crise économique et ses conséquences défavorables sur la nation libanaise », a-t-il réaffirmé.

Seyyed Ibrahim Amin al-Seyyed a ensuite mis en garde contre la canalisation des protestations populaires en faveur des règlements de compte politiques. « Les États-Unis entendent transformer les protestations populaires en un projet politique destiné à porter atteinte à l’unité nationale du Liban », a-t-il déploré.

Dans la foulée, Mohammed Raad, chef du bloc parlementaire de la Loyauté à la Résistance, a déclaré que le parti empêcherait toute puissance étrangère de se mêler dans les affaires intérieures du Liban pour influencer les décisions à l’échelle nationale.

« Nous sommes aux côtés du peuple en ce qui concerne la lutte contre la corruption, la traduction en justice des corrupteurs et la récupération des avoirs pillés du pays », a-t-il souligné.

De son côté, le chef du Conseil exécutif du Hezbollah, Seyyed Hicham Safi ad-Din, a déclaré: « Aujourd’hui, le temps n’est pas au règlement de compte politique. Il faut coopérer. Il faut faire attention aux problèmes qui pèsent sur les Libanais. Il faut trouver une réelle solution et écouter les cries du peuple. »

Seyyed Hicham Safi ad-Din a énuméré trois facteurs causant les événements qui ont eu lieu il y a un mois et demi: « Le faible bilan contradictoire du gouvernement, les conditions économiques moroses et la pression politique étrangère constituent les trois facteurs qui ont causé les troubles. »

Il a également évoqué les visites d’émissaires des États-Unis ou des personnalités pro-américaines au Liban dans l’objectif de défendre les intérêts du régime israélien et d’affaiblir la Résistance et ses capacités.

Dans ce droit fil, Hassan Fadhl Allah, membre du bloc parlementaire de la Loyauté à la Résistance, a déclaré qu’il fallait éviter la discorde et la soumission aux diktats des parties étrangères dans la conjoncture actuelle au Liban.

« Non seulement via les secteurs que reconnaissent les responsables libanais mais en plus par la collaboration avec certaines parties au Liban, les États-Unis s’ingèrent directement dans les affaires libanaises. En effet, les Américains tentent d’imposer à la structure du prochain gouvernement des conditions qui n’ont aucun trait avec l’ambiance intérieure du Liban, ni avec la crise financière et économique dont souffre le pays. Ce que les États-Unis veulent imposer au prochain gouvernement concerne en effet les dossiers comme la démarcation de frontières, l’investissement dans le domaine d’hydrocarbure et les réfugiés syriens. En plus, les États-Unis envisagent de rester au Liban sous prétexte du Deal du siècle, notamment la question des réfugiés palestiniens, mais c’est impossible », a expliqué Hassan Fadhl Allah.

Il a ajouté que le Hezbollah, dont et surtout son secrétaire général, réfléchissait jour et nuit à une solution à la crise actuelle.

« Ce n’est pas seulement à nous, en tant que parti politique, de trouver une solution mais à tout le monde », a-t-il martelé.

 
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