Date de publication29 Jul 2019 - 18:47
Code d'article : 431935

"Le test du missile Shabah 3 a un message"

Taghrib (APT)
L’éditorialiste du journal en ligne Rai al-Youm, Abdelbari Atwan est revenu dans un récent article sur deux visites effectuées récemment dans la région. Selon l'auteur ces deux visites pourraient décider de l'avenir de la paix ou de la guerre dans la région du golfe Persique:
"Le test du missile Shabah 3 a un message"
" Le général Qassem Soleimani, commandant de la force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), se serait en effet, déplacé à Abou Kamal dans la banlieue de Deir ez-Zor, aux frontières syro-irakiennes où il aurait rencontré les commandants des groupes alliés. On ignore le contenu des échanges mais il semblerait que l'axe de la Résistance s'apprête à la grande bataille. En effet, et selon nos sources, il y a là la première réaction de la Résistance à ce qui semble être le royal coup fourré de la Jordanie, qui pressée par les Etats-Unis et Israël semble avoir activé le front de Deraa au sud de la Syrie, les attaques contre l'armée syrienne et les forces russes par ASL interposée, ayant multiplié".

Le général Qassem Soleimani, commandant de la force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), a nommé Hassan Pelarak comme son nouveau conseiller et assistant spécial.

La deuxième visite jugée importante par Atwan a été effectuée par le ministre omanais des Affaires étrangères, se déplaçant en Iran pour s’entretenir avec les responsables iraniens, avec comme mission officielle, de la part de Londres et Washington, de trouver une issue à la crise actuelle de la région.

 « L'action militaire "limitée" et "réfléchie" du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dans le golfe (Persique) , que ce soit l’abattement du drone US ou l’arraisonnement du pétrolier britannique semblent avoir abouti plus rapidement que prévu, le camp d'en face se trouvant désormais dans l'obligation d'envoyer des émissaires à Téhéran. Pour l'heure, Washington se trouve dans un état proche de l'anesthésie d'où sans doute son silence et sa crainte à peine voilée de futures possibles ripostes iraniennes, et son recours à des médiateurs, tel que Oman. »

« A cette action militaire limitée s'ajoute une diplomatie active menée sur le plan nucléaire où l'Iran multiplie les coups: Téhéran a tenu sa promesse et repris l’enrichissement de l’uranium, au-delà du plafond fixé par le PGAC, tout en relançant l'enrichissement à Arak et en multipliant le nombre de ses centrifugeuses. Cela marque un possible retour au programme nucléaire civil et la fin du PGAC. Malgré le déni de l'Omanais  le ministre omanais des Affaires étrangères semble avoir été porteur de messages des Américains et des Britanniques à l’adresse des responsables iraniens, eux, qui veulent plus qu'à tout autre moment, une solution diplomatique pour la crise. Mais la médiation réussira-t-elle? Rien n'est moins sûr. l'Omanais pourrait obtenir tout au plus un accord sur la libération des pétroliers iranien et britannique, Londres étant largement enlisé sur le front interne,  le nouveau Premier ministre Boris Johnson ayant d'autre chats à fouetter que d'aller chercher la guerre avec l'Iran. »
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