Date de publication22 May 2019 - 19:40
Code d'article : 421501

Iran-Syrie : les USA sanctionnent les Russes

Taghrib (APT)
Iran-Syrie : les USA sanctionnent les Russes
En réaction aux nouvelles sanctions américaines contre la Russie le ministère russe des Affaires étrangère a annoncé que Moscou continuerait à entretenir des relations avec n’importe quel pays qu’il souhaite. Quelques heures après la publication d'une lettre signée par 400 congressistes américains qui réclament des sanctions contre l'Iran et la Russie pour cause d'alliance avec l'État syrien, les États-Unis sanctionnent la Russie pour la punir d'avoir entretenu des relations étroites à la fois avec la Syrie, l'Iran et la Corée du Nord. Mardi, Moscou a apporté son entier soutien à la décision de l'Iran de quadrupler ses réserves en uranium enrichi à 3.67%.  

« Moscou qualifie d’illégitimes les sanctions anti-russes des États-Unis prétextant une coopération technico-militaire entre Moscou, Téhéran, Pyongyang et Damas », lit-on dans le communiqué de ce mardi de la diplomatie russe.

L'ambassade de Russie à Washington a déclaré que Moscou ne laisserait pas sans réponse les nouvelles sanctions américaines à l'encontre de ce pays.

« Il va sans dire que ce genre de tentatives s’inscrit dans le cadre des efforts destinés à accuser la partie russe de violer la loi extraterritoriale américaine laquelle interdit toute coopération technico-militaire avec l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie. Or cette loi ne concerne en rien la Russie. En réalité, les sanctions qui viennent d'être décrétées par les États-Unis veulent punir la Russie pour sa contribution au renforcement de la défense aérienne syrienne », précise le communiqué en allusion à la livraison des missiles S-300 à la Syrie.

Mais, ajoute le ministère russe des Affaires étrangère, "Moscou continuera à soutenir le droit international, la lutte contre le terrorisme et la coopération avec d'autres pays du monde".

Le département d'État américain a ajouté mardi trois entreprises russes à la liste de ses sanctions prétextant que Moscou "fournit à l'Iran, à la Syrie et à la Corée du Nord des armes de destruction massive".

« Deux sociétés russes et un centre de formation militaire ont été soumis à des mesures de non-prolifération imposées par le gouvernement américain », selon un communiqué publié dans le journal américain, Federal Register.

Lire plus: « En faisant pression sur l’Iran, on ne peut pas lui arracher des concessions » (Moscou)

« Le 14 mai 2019, le gouvernement des États-Unis a appliqué les mesures autorisées à la section 3 de la loi sur la non-prolifération de l'Iran, de la Corée du Nord et de la Syrie (publication L. 109-353) », selon le communiqué de la diplomatie russe.

Cette déclaration est suivie de la liste des entreprises qui relèvent de telles mesures. La liste englobe trois entités juridiques russes: le centre de formation pour les missiles sol-air de Gatchina (SAM), le bureau de conception des instruments (KBP) (Tula), l’usine de construction de machines Avangard de Moscou (MMZ Avangard). Les missiles SAM constituent la matrice du système de défense aérienne syrienne, largement actif ces derniers temps pour cause de fréquentes frappes aériennes israéliennes.

Ces sanctions interviennent au lendemain d’une lettre signée par 400 congressistes américains appelant le président américain, Donald Trump à protéger les intérêts d’Israël dans la région. Cette lettre a précédé de peu le soutien officiel de Moscou apporté à la décision iranienne d'élargir ses réserves d'uranium. « Les mesures récemment annoncées par l’Iran concernant le niveau de ses engagements dans le cadre de l’accord nucléaire (PGAC) ne constituent pas la moindre menace pour le régime de non-prolifération nucléaire », a déclaré mardi le représentant de la Russie à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mikhaïl Oulianov.

 
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