Le deuxième cycle de négociations nucléaires s'est achevé mardi après-midi après 48 heures de consultations diplomatiques intensives. Les deux parties sont parvenues à un accord de principe sur un ensemble de « principes directeurs ».
Les pourparlers entrent désormais dans une nouvelle phase axée sur la rédaction du texte d'un éventuel accord.
Accord sur les « principes directeurs »
À l'issue du deuxième cycle de négociations nucléaires à Genève, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a déclaré que « diverses idées ont été sérieusement discutées » et que les parties étaient parvenues à un accord de principe sur une série de principes directeurs.
Il a expliqué que les discussions futures se dérouleraient sur la base de ces principes et que les négociations allaient désormais porter sur l'élaboration du texte d'un éventuel accord.
Cette évolution suggère que les négociations nucléaires ont dépassé le stade des positions générales pour entrer dans une phase plus structurée, axée sur la rédaction du texte. Cependant, le passage à cette étape ne signifie pas nécessairement qu'un accord final est imminent, car des questions de fond restent à l'étude.
Une « nouvelle fenêtre d'opportunité »
S'exprimant à la Conférence du désarmement, M. Araghchi a décrit les négociations comme ouvrant une nouvelle fenêtre d'opportunité. Il a exprimé l'espoir que ce processus aboutirait à une solution durable, fondée sur le dialogue, servant les intérêts des parties prenantes et de la région dans son ensemble.
Il a souligné que l'Iran s'est toujours montré disposé à s'engager dans des négociations constructives et orientées vers des résultats. Selon M. Araghchi, tout accord durable doit pleinement reconnaître les droits légitimes de l'Iran, apporter des avantages concrets et être protégé contre toute action unilatérale susceptible de saper la confiance et la crédibilité.
Le rôle de l'AIEA
Un élément clé de ce cycle de négociations a été la présence à Genève de M. Rafael Grossi, Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Araghchi a rencontré Grossi avant les pourparlers afin de lui faire part du point de vue de Téhéran sur le processus de négociation.
Selon certaines sources, Grossi s'est également entretenu avec la délégation américaine.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a qualifié la participation du directeur général de l'AIEA d'importante et potentiellement utile, soulignant que, dans tout accord futur, l'agence – reconnue comme l'autorité technique internationale en matière de non-prolifération – assumerait des responsabilités spécifiques.
Efforts de médiation et réactions internationales
Les déclarations d'Oman, qui assure la médiation, ont fait état de progrès tangibles. Les autorités omanaises ont indiqué que des avancées mesurables avaient été réalisées et que cela pourrait ouvrir la voie à la poursuite des négociations dans un avenir proche.
Du côté américain, J.D. Vance, vice-président sous Donald Trump, a déclaré que les discussions avec l'Iran s'étaient bien déroulées sous certains aspects.
Parallèlement, le chef de la diplomatie suisse a qualifié le dialogue de constructif et s'est félicité de la poursuite des négociations, y voyant un pas positif vers la réduction des tensions.
Perspectives
Globalement, le deuxième cycle de négociations semble marquer une transition vers une phase plus structurée et fondée sur des textes. Toutefois, la conclusion d'un accord définitif nécessitera des décisions politiques et le règlement des points litigieux restants.
L'Iran a réaffirmé que sa participation repose sur la protection des droits et intérêts légitimes de son peuple. La pérennité du processus, selon les autorités, dépendra d'une volonté politique réciproque et de l'absence de mesures unilatérales susceptibles de compromettre les progrès accomplis.
La question de savoir si Genève constituera un tournant dans la diplomatie nucléaire dépendra de la capacité des parties à traduire efficacement les principes convenus en engagements contraignants lors des prochains cycles de négociations.