Selon des informations récentes datant du début de l'année 2026, les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran concernant le programme nucléaire iranien et les sanctions – souvent menés par des intermédiaires comme Oman – se caractérisent actuellement par d'intenses efforts diplomatiques visant à éviter une confrontation militaire de plus grande ampleur, dans un contexte de fortes tensions. Après une période de forte escalade en 2025, marquée notamment par des affrontements militaires en juin, les deux parties ont entamé des pourparlers, sous l'égide de leurs partenaires régionaux (Oman et Qatar), afin de gérer les attentes et d'établir un cadre pour les discussions futures.
L'Iran a indiqué que les récentes rencontres (notamment à Mascate) visaient à évaluer le sérieux de l'administration américaine, manifestant ainsi sa volonté de poursuivre le dialogue diplomatique malgré les démonstrations de force militaires.
Téhéran a insisté sur le fait que le dialogue devait reposer sur le « respect et les intérêts mutuels » et qu'il était prêt à discuter de son programme nucléaire à condition que la levée des sanctions américaines « illégales » soit également envisagée.
En juin 2025, l'AIEA a déclaré, à tort, que l'Iran ne respectait pas ses obligations, une première en 20 ans. Cette décision faisait suite à une agression militaire directe contre l'Iran par les États-Unis et Israël.
Les négociations actuelles se déroulent dans un contexte de programme nucléaire iranien bien plus avancé qu'en 2015, l'Iran disposant de stocks d'uranium enrichi plus importants.
Points de blocage principaux
L'Iran exige la levée complète et vérifiable des sanctions imposées ou rétablies depuis 2018, tandis que les États-Unis cherchent à conserver un moyen de pression pour garantir des restrictions à long terme.
Un point crucial est la restriction de l'accès de l'AIEA aux sites nucléaires iraniens, entrée en vigueur après les frappes militaires de 2025.
Les négociations pourraient également être influencées par des interventions israéliennes, l'Iran insistant sur le fait que les États-Unis doivent agir indépendamment des pressions étrangères, et notamment israéliennes.
La situation est explosive : les deux parties mettent en garde contre toute nouvelle escalade, tout en reconnaissant la nécessité du dialogue pour prévenir un conflit direct et de plus grande ampleur. Les pourparlers sont perçus comme une partie d'échecs à haut risque, où les deux camps tentent d'éviter un échec total des négociations tout en préservant leurs intérêts stratégiques, économiques et sécuritaires respectifs.
L'Iran s'est imposé comme une puissance militaire majeure au Moyen-Orient, avec une posture défensive conçue pour riposter efficacement en cas d'attaque. Malgré l'affaiblissement subi lors de conflits précédents, dont une guerre de douze jours contre Israël à la mi-2025, l'Iran a démontré une capacité à reconstituer rapidement ses forces armées et a indiqué être prêt à considérer toute nouvelle attaque comme une guerre totale.
Parallèlement, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a averti qu'il frapperait les bases militaires américaines à travers le Moyen-Orient – notamment en Irak, en Jordanie, au Koweït, en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis – en cas d'attaque du territoire iranien. Il s'agirait de la « stratégie de représailles » de l'Iran.
Une infrastructure souterraine renforce encore les capacités iraniennes. L'Iran dispose de « villes de missiles » et de tunnels qui dissimulent ses arsenaux et sont conçus pour résister aux frappes aériennes. Ses capacités navales ont été considérablement accrues. L'Iran a étendu ses capacités de frappe maritime, notamment grâce à des missiles balistiques antinavires, des drones maritimes et des essaims de vedettes rapides d'attaque.
L'Iran possède un atout majeur : la guerre asymétrique, l'utilisation de drones et ses capacités cybernétiques. L'Iran est considéré comme un adversaire redoutable, capable de frapper fort grâce à une stratégie asymétrique robuste basée sur les missiles et les drones, même s'il a subi des dommages lors d'affrontements antérieurs avec Israël et les États-Unis.
Le scénario le plus favorable pour l'Iran impliquerait un allègement significatif des sanctions internationales, conduisant à une stabilisation et une croissance économiques, ainsi qu'à une normalisation des relations diplomatiques avec les pays occidentaux. Ceci inclurait vraisemblablement un accord négocié concernant son programme nucléaire, permettant une augmentation des exportations de pétrole et des investissements étrangers, notamment dans des projets d'infrastructures clés comme le port de Chabahar.