Date de publication30 Jan 2026 - 5:34
Code d'article : 707616

Le ministère iranien de la Défense condamne la décision de l'UE 

Taghrib(APT)
Taghrib(APT)– Le ministère iranien de la Défense et de la Logistique des forces armées a condamné la décision de l'Union européenne de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme une organisation terroriste.
Le ministère iranien de la Défense condamne la décision de l
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère iranien de la Défense et de la Logistique des forces armées a vivement critiqué l'Union européenne pour avoir inscrit le Corps des gardiens de la révolution islamique sur sa liste des organisations terroristes.

Le communiqué qualifie la décision de l'UE d'« hostile, précipitée et désespérée », affirmant qu'elle est une réaction aux échecs répétés de l'UE à saper la détermination de la nation iranienne face aux menaces extérieures.

Selon le ministère, la décision de l'UE et de son Conseil des ministres cible l'institution la plus puissante d'Iran, qui lutte activement contre le terrorisme et empêche sa propagation dans le monde entier, y compris en Europe. Le communiqué souligne que cette mesure souffre de « contradictions juridiques flagrantes » au regard du droit international et viole les principes juridiques mêmes sur lesquels l’Union européenne a été fondée.

Le ministère rappelle que si l’UE est reconnue comme organisation régionale en vertu du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, elle est donc liée par l’article 2, paragraphe 7, de la Charte et par le principe coutumier de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, issu du droit international.

Le communiqué insiste également sur le fait que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) est un pilier indissociable de la souveraineté iranienne, conformément à la Constitution du pays. Il souligne que la criminalisation d’une institution souveraine constitue deux violations fondamentales : premièrement, toute atteinte à la souveraineté d’un État est dénuée de sens ; deuxièmement, la souveraineté est indivisible et ne saurait être fragmentée ni partiellement qualifiée de terroriste au regard du droit international.

Le ministère ajoute que cette décision témoigne de la confusion croissante de l’UE au sein du système international, et cite des actions européennes récentes, notamment le déclenchement du mécanisme de réactivation automatique des sanctions, comme preuve d’incohérence juridique et politique et d’un mépris des valeurs humaines.

La déclaration soulignait également que l'UE, en tant qu'institution à la légitimité électorale indirecte, a sapé sa légitimité fonctionnelle par sa prise de décision politique et a commis des violations généralisées des droits des Iraniens, notamment des libertés et des droits acquis.
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