Jeudi, l'ambassadeur et représentant permanent de la République islamique d'Iran auprès des Nations Unies, Amir Saeid Iravani, a adressé une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU concernant le rôle central des États-Unis dans l'agression israélienne contre l'Iran.
Voici le texte intégral de la lettre de l'ambassadeur iranien :
Suite à ma lettre du 7 novembre et à celle du 11 novembre 2025 du ministre des Affaires étrangères de la République islamique d'Iran concernant la déclaration publique du président des États-Unis reconnaissant le rôle prépondérant de Washington dans les actes d'agression du régime israélien contre la République islamique d'Iran (S/2025/722-S/2025/743), je souhaite attirer votre attention et celle des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies sur une nouvelle admission officielle des États-Unis confirmant, une fois de plus, leur participation directe avec le régime israélien à l'agression armée illégale perpétrée contre la République islamique d'Iran en juin 2025. Dans un communiqué de presse du 25 novembre 2025, l'armée de l'air américaine a publiquement reconnu – pour la première fois – son implication directe dans les frappes contre les installations nucléaires iraniennes sécurisées et parfaitement pacifiques de Fordow, Natanz et Ispahan. Le communiqué indique : « En juin, le 34e escadron a été appelé à escorter un groupe de frappe, comprenant des bombardiers B-2 Spirit, afin de bombarder des sites nucléaires souterrains à Fordow, Natanz et Ispahan dans le cadre de l'opération Midnight Hammer. » Il révèle également que : « Le 22 juin, une formation de F-35 pilotée par le 388e escadron de chasse a été la première à pénétrer l'espace aérien iranien, escortant les B-2 jusqu'aux zones cibles. »
Ces révélations sont corroborées par la récente déclaration du président américain Donald Trump, le 6 novembre 2025, qui a ouvertement reconnu la responsabilité et le rôle prépondérant des États-Unis dans les actes d'agression du régime israélien contre la République islamique d'Iran.
L'acte d'agression perpétré par le régime israélien, en coordination avec les États-Unis, visait la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran, en violation flagrante de l'article 2(4) de la Charte des Nations Unies. Cette agression comprenait des attaques délibérées contre des civils et des biens civils, au mépris flagrant des principes fondamentaux du droit international et du droit international humanitaire.
Comme souligné dans les lettres susmentionnées, les États-Unis sont tenus de réparer intégralement les préjudices causés par lesdites violations contre l'Iran et ses citoyens, y compris tout dommage matériel et moral. Cette obligation inclut la restitution et l'indemnisation des dommages causés, conformément au droit international établi. Par ailleurs, les aveux des États-Unis entraînent également la responsabilité pénale individuelle de tout responsable ou citoyen américain impliqué dans de graves violations du droit international humanitaire, notamment pour le crime d'agression. En conséquence, la République islamique d'Iran se réserve le droit plein et entier d'engager, par toutes les voies légales disponibles, des poursuites contre les responsables et d'obtenir réparation intégrale de tous les préjudices subis du fait de cet acte internationalement illicite.
Compte tenu des aveux des États-Unis quant à leur rôle et leur responsabilité dans la commission de ces actes internationalement illicites, le Conseil de sécurité des Nations Unies et l'ensemble du système des Nations Unies ne peuvent rester silencieux. La République islamique d'Iran réitère son appel au Secrétaire général des Nations Unies et au Conseil de sécurité afin qu'ils prennent les mesures appropriées, conformément à leur responsabilité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales, pour que les États-Unis et le régime israélien rendent des comptes pour ces graves violations et que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir diffuser la présente lettre en tant que document officiel du Conseil de sécurité.
Excellences, veuillez agréer, Madame, l'expression de ma très haute considération.