Date de publication13 May 2018 - 12:35
Code d'article : 330360

Les espoirs de la construction américaine du pays sont parties

Taghrib (APT)
Après apvoir passés des guerres et des sanctions occidentales à l'ère du dictateur Saddam Hussein, au moins une partie des Irakiens voyaient dans l'intervention américaine une bonne occasion pour construire le pays.
Les espoirs de la construction américaine du pays sont parties
 
Les espoirs sont disparus quant les civils et les forces de l'ordre de l'Irak deviennent le cible des attentats des groupes terroristes. Les professeurs des universités irakiens deviennent le cible des attentats qui attaque l'avenir du pays.

Dans cette situation les hommes politiques corrompus et l'infleuce occidentaux et de certains pays de la région ont compliqué les conditions.

Les Irakiens ont infligé samedi un véritable désaveu à leur classe politique qu'ils jugent corrompue, en boudant les premières législatives organisées depuis la victoire sur le groupe Daech.

Pour ce scrutin qui doit permettre de décider si le Premier ministre Haider al-Abadi restera aux manettes, seuls 44,52% des 25,5 millions d'inscrits se sont rendus aux urnes.
 
Ces élections interviennent sur fond de tensions régionales aiguës, Washington et Téhéran étant à nouveau à couteaux tirés après la décision du président américain Donald Trump de se retirer de l'accord nucléaire avec la République islamique.

Ce vote, clos sans incidents majeurs, devait aboutir à la désignation des 329 députés qui auront la charge notamment de veiller à la bonne utilisation des 30 milliards de dollars d'engagements internationaux pour la reconstruction de l'Irak, mais la population craint que cet argent ne finisse dans les poches des responsables politiques.

La participation était importante dans la région autonome du Kurdistan et dans celle de Mossoul, l'ancienne "capitale" de Daech dans le nord.

Les premiers résultats devraient être connus dans les deux jours.

Si plus d'un électeur sur deux n'a pas daigné aller voter, beaucoup de ceux qui se sont rendus dans les bureaux de vote ont affiché leur désir de changement pour remettre sur pied un pays en lambeaux après trois ans de guerre contre Daech.

Quelle que soit leur confession ou leur province, nombre d'Irakiens affirmaient voter pour chasser les "requins de la corruption", car la principale tâche du nouveau Parlement sera de superviser la reconstruction de l'Irak.

"J'ai voté pour un candidat qui ne s'est jamais présenté, j'espère que ces nouveaux répondront aux souhaits des Irakiens qui souffrent de la corruption depuis 15 ans", explique Mohammed Jaafar, 80 ans, dans la province de Diwaniyah, au sud de Bagdad.

A Mossoul, Omar Abed Mohammed, un chômeur de 32 ans, a également voté "pour changer les visages de ceux qui ont conduit à la destruction du pays".

A Qaraqosh, une ville chrétienne proche de Mossoul, les électeurs veulent la "stabilité" pour "faire cesser l'exode" des chrétiens dans une cité où seule une petite partie des 50.000 habitants est revenue après trois années d'occupation extrémistes.

A Bagdad, Sami Wadi, un retraité de 74 ans, a dit voter "pour sauver le pays du confessionnalisme et de la corruption".

Si la plupart des dirigeants politiques ont voté dans la "zone verte", un secteur ultra-protégé de la capitale où ils résident, le Premier ministre s'est fait un point d'honneur de déposer son bulletin à Karrada, son quartier.

Face à M. Abadi, son prédécesseur Nouri al-Maliki, qui n'a pas digéré d'avoir été écarté en 2014, et Hadi al-Ameri, un des stars de la guerre contre les insurgés de Daech.

Ce dernier est à la tête d'une liste regroupant les anciens du Hachd al-Chaabi, ces supplétifs cruciaux pour chasser Daech.

Figurent aussi les listes des représentants de deux lignées de hauts dignitaires religieux : celle d'Ammar al-Hakim et celle du leader populiste Moqtada Sadr, qui a conclu une alliance inédite avec les communistes.

La parcellisation des chiites ne devrait toutefois pas changer l'équilibre des forces entre communautés, dans un système calibré pour qu'aucune formation ne soit en position dominante afin d'éviter le retour à la dictature.

Dès samedi, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, ancien chef de la CIA, a plaidé pour un "gouvernement de rassemblement" avec lequel son pays est "prêt à coopérer (...) en continuant à bâtir une relation à long terme de coopération et d'amitié".

- Recul des violences -

Autre nouveauté : les Kurdes risquent de perdre au moins dix sièges sur les 62 de la législature précédente et leur statut de faiseurs de rois.

En rétorsion au référendum d'indépendance de septembre, Bagdad leur a repris les zones disputées dont la province pétrolière de Kirkouk.

Les dirigeants kurdes ont ainsi appelé à l'unité, sans laquelle "nous n'aboutirons à rien", a prévenu le Premier ministre du Kurdistan Netchirvan Barzani.

Enfin, la minorité sunnite, qui a dominé l'Irak jusqu'à la chute de Saddam Hussein il y a 15 ans, devrait rester marginalisée par les électeurs.

Contrairement aux trois scrutins organisés depuis l'invasion américaine en 2003, cette campagne électorale n'a pas été accompagnée de violences malgré les menaces des insurgés, très affaiblis.

Seul incident signalé, dans la province de Diyala, à l'est de Bagdad, un policier a été tué et cinq autres blessés par des obus près d'un bureau de vote, a dit à l'AFP un haut responsable militaire.
 
http://www.taghribnews.com/vdcjmyetyuqettz.3sfu.html
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