Date de publication26 Oct 2020 - 14:24
Code d'article : 479928

Insistant sur l'insulte, Macron ouvre les portes aux réactions hostiles des musulmans

Taghrib (APT)
De nombreux États et peuples musulmans ont dénoncé le soutien persistant du président français Emanuel Macron au blasphème dans son pays contre le prophète Muhammad (SAWA).
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"Nous ne céderons pas, jamais", a tweeté Macron dimanche. Le tweet a servi à soutenir son soutien antérieur à l'affichage par un professeur de français de caricatures insultant le Prophète de l'Islam dans sa classe sous le prétexte de la "liberté d'expression".

"La France ne renoncera jamais aux caricatures", avait déclaré mercredi Macron, défendant le professeur pour "promouvoir la liberté".

Le professeur Samuel Paty a été assassiné par un assaillant tchétchène de 18 ans. Commentant l'attaque, Macron a décrit l'Islam comme une religion "en crise" dans le monde entier, essayant de suggérer que l'assaillant avait été motivé pour tuer le professeur par la foi plutôt que par le radicalisme.

Ces commentaires ont soulevé la controverse et provoqué une vague de critiques de la part du monde musulman.

Dimanche, le Conseil de coopération du Golfe Persique (CCG) a qualifié la position de Macron d'"irresponsable" et a déclaré qu'elle visait à répandre une culture de haine entre les peuples.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui avait demandé à Macron de faire examiner son état mental pour avoir défendu le blasphème, a réitéré cet appel dimanche. Macron "est un cas et il a donc vraiment besoin d'un contrôle [mental]", a déclaré M. Erdogan.

Dans une déclaration, le ministère des affaires étrangères du Koweït a averti que les tentatives de lier l'Islam au terrorisme "représentent une falsification de la réalité, insultent les enseignements de l'Islam et offensent les sentiments des musulmans du monde entier".

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a également fustigé Macron pour avoir "attaqué l'Islam clairement sans en avoir la moindre compréhension".

Il a exhorté le président français à s'attaquer plutôt à la marginalisation et à la polarisation qui sont commises à l'encontre des minorités en France et qui "conduisent inévitablement à la radicalisation".

Le ministre jordanien des affaires islamiques, Mohammed al-Khalayleh, a déclaré que "l'insulte" des prophètes n'est "pas une question de liberté personnelle mais un crime...", et le ministère marocain des affaires étrangères a déclaré que la publication continue d'une telle "offensive" est un acte de provocation.

Le Hamas et le Hezbollah, respectivement mouvements de résistance palestiniens et libanais, ont également condamné la position de Macron.

Le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a déclaré samedi que la publication des caricatures était "une provocation aux sentiments de la nation islamique et une agression contre sa religion et ses croyances", tandis que le Hezbollah a déclaré que le blasphème ne relevait pas de la "liberté d'expression".
http://www.taghribnews.com/vdcdxn0ojyt05n6.4a2y.html
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