Date de publication4 Apr 2020 - 17:13
Code d'article : 457451

Le déploiement des Patriot américains en Irak ne peut pas protéger le régime israélien

Taghrib (APT)
Le journal pro-qatari, Al-Arabi Al-Jadid, estime que les batteries de Patriot que les USA seraient sur le point de déployer à al-Anbar ou encore à Erbil, visent ni plus ni moins à "protéger Israël". Si on ajoute à ce constat l'analyse que fut celle de certains milieux irakiens comme quoi al-Anbar, cette province stratégique irakienne, limitrophe à la fois à la Syrie et à la Jordanie, pèserait de tout son poids dans le plan US, dit "Deal du siècle", on comprendrait mieux pourquoi les USA chercheraient à déplacer leur ambassade de Bagdad à Aïn al-Asad ou pourquoi ils voudraient pousser les "parties alliées" à en faire autant : "A l'aide des Patriot, les USA espèrent pouvoir "détruire" les missiles iraniens en cas de conflit ouvert opposant Israël à l'Iran". Mais au point où ils en sont, les Américains, qui ont abandonné le vendredi 3 avril leur septième base en Irak, quitte à masser encore plus leurs troupes à Aïn al-Asad, sont-ils en position de protéger Israël depuis le territoire irakien, même en présence des Patriot?
Le déploiement des Patriot américains en Irak ne peut pas protéger le régime israélien
Hier vendredi, le groupe Ausbat al-Thaayirin qui s'est illustré ces dernières semaines, en revendiquant la sanglante attaque au missile contre la base aérienne de Tajii où deux Américains ont été tués, a fait publier une vidéo qui devrait à l'heur qu'il est, avoir bien attiré l'attention des stratèges du Pentagone. 

Le groupe dont le drapeau et le discours confirment son appartenance à la Résistance irakienne affirme qu'il est en état d'alerte, non seulement pour riposter à toute agissement hostile des Américains qui pourraient être déclenché à la suite d'une "opération de fausse bannière", mais aussi pour des actions "préventive". Au demeurant la vidéo illustre à merveille l'ampleur de la vulnérabilité des troupes américaines en Irak.

Ausbat al-Thaayirin expose des pans entiers des installations US à l'intérieur de la base aérienne d'Aïn al-Asad, des pistes d'atterrissage, des hangars, des dortoirs, des entrepôts d'armes, soit de potentielles cibles d'une attaque au missile. Cette indiscutable maîtrise en terme de renseignement s'ajoute à une autre, celle qui a permis au groupe de tourner ces images sans que le puissant système radar US, récemment renforcé puisse s'en apercevoir. Mais ce n'est pas tout : les images tournées par le drone à Aïn al-Asad  sont accompagnée par celles, tournées dans le camp de Harir au nord d'Erbil, soit un autre site que les Américains ont choisi pour déployer le Patriot.

ambassades de Bagdad vers la base Aïn al-Asad dans la province d'al-Anbar.
Ausbat al-Thaayirin avait précédemment publié une déclaration pour avertir les forces irakiennes de ne pas rester près des Américains afin de protéger leur vie. La voix qui accompagne la vidéo dit que le groupe a tourné les images, alors même que le secrétaire US à la Défense et un certain nombre de généraux US se trouvaient sur la base et que si il s'est gardé de les viser, c'est à cause de "la présence des forces irakiennes sur ces deux bases" : "l'opération a été annulée bien que les Américains n'aient pas pu remarquer notre présence au-dessus de leur tête".  

The National Interest a son point de vue : dans un article récent, il évoque "le programme iranien de drones qui exploite une variété de véhicules aériens sans pilote (UAV)" et dont l"épine dorsal serait, selon la revue,  le Shahed 129, "un drone armé de grande taille, visuellement similaire au Predator américain General Atomics MQ-1" : "Alors que les Shahed 129 antérieurs (1ère génération) avaient un fuselage plus fin et plus en forme de crayon, les nouveaux modèles ont un renflement de nez de type prédateur distinct, visiblement pour accueillir une antenne radar à ouverture synthétique, un système radar à plus haute résolution, ou peut-être un lien pour la navigation par satellite. En 2016, le CGRI avait laissé entendre que l’Iran était en train de moderniser sa flotte de drones afin de pouvoir se passer des contrôleurs au sol et de travailler avec un système -satellite. Triple question : le Shahed 129 est-il navigable par GPS? Si oui, l'Iran a-t-il la capacité d'utiliser la navigation GPS en tandem avec d'autres systèmes d'armes, à savoir les armes balistiques? Et the last but not the least : le Shahed 129 est-il arrivé dans l'arsenal des Hachd?" 
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