Date de publication26 Feb 2020 - 13:50
Code d'article : 452835

Le régime sioniste et le long plan syrien

Taghrib (APT)
Le régime sioniste ne peut plus perturber les plans de la résistance en Syrie.
Le régime sioniste et le long plan syrien
Ce qui s'est passé entre dimanche et mardi (25 février) en Syrie et à Gaza devra donner une petite idée de ce vers quoi se dirige droit Israël, dominée qu'elle est par une logique électoraliste : dans la nuit de dimanche à lundi, le régime israélien a été littéralement pris au dépourvu quand ses missiles de croisière tirés depuis le Golan occupé contre le sud et le sud-ouest de la capitale, ont raté leur mission laquelle consistait à chercher pour la seconde fois depuis le 19 novembre à éliminer le haut commandant des Brigades de Qods, Ahmad al-Jouri, l'homme par qui l'arsenal de la Résistance s'est doté de quoi mettre au pas Israël.

En effet, la DCA syrienne que les experts soupçonnent d'avoir intégré de "nouveaux éléments" a réussi à intercepter la totalité des engins israéliens, et ce, d'ailleurs à une très haute altitude.

Ce qui veut dire que la Syrie est parfaitement apte à assurer à ses partenaires une meilleure protection. Comme le souligne le journal syrien Al-Watan, " ce qui devait être un nouvel assassinat ciblé sioniste avec pour objectif d'écimer le Jihad islamique et son indéfectible montée en puissance contre Israël, s'est heurté à la DCA syrienne laquelle assure à la Résistance palestinienne et libanaise une parfaite protection. La récente agression du régime israélien a été une occasion de mettre au grand jour le degré d'interconnexion et d'interactivité des différentes composantes de la Résistance qui a agi comme prenant l'ordre d'un Centre de commandement intégré ".

Mardi, alors que les colons sionistes cherchaient refuge à Sderot et à Ashkelon pris pour cible d'une seconde vague de missiles de la Résistance, une délégation palestinienne rencontrait à Beyrouth un responsable du Hezbollah. Selon certaines sources, les rencontres ont été focalisées surtout sur des coordinations inter Résistance, l'objectif étant de consolider les rapports de forces et de "neutraliser" Israël en Syrie, à la lumière des récentes victoires à Idlib.

À Tel-Aviv, une lettre signée par 540 ex-pilotes demande au président de l'entité sioniste d'empêcher Netanyahu de remporter un second mandat, évidemment sous prétexte de corruption de ce dernier, mais à vrai dire pour cause des failles organiques qui handicapent de plus en plus l'armée de l'air israélienne, laquelle, malgré une incessante propagande, n'ose plus depuis deux ans apparaître dans le ciel syrien, aussi bien par crainte de la DCA syrienne que de peur des missiles de haute précision de la Résistance.

Le Hezbollah en possède. La Résistance, peut-elle les utiliser pour acculer Israël dans ses derniers retranchements, quitte à ce que les victoires syriennes dans le nord du pays s'accomplissent dûment? Après tout, il est grand temps de mettre fin à l’obsession israélienne de vouloir "mettre à la porte la Résistance " dans un pays de la Résistance !

On sait que les missiles de précision du Hezbollah peuvent atteindre n’importe quel pont, aéroport, conteneur d’essence et centrale électrique, plateformes d’exploitation pétrolière et gazière, infrastructures, le port de Haïfa et tout autre objectif militaire et non militaire si Israël décide de s’en prendre à des objectifs similaires au Liban du départ. "Israël est au courant de la nouvelle capacité de missile du Hezbollah et observe la technologie de pointe dont les alliés de l’Iran profitent et qu’ils « mettent à l’essai », principalement au Yémen, constate un analyste.

Et l'analyste d'ajouter : " Le bombardement récent des installations pétrolières d’Aramco en Arabie saoudite et le Tornado saoudien abattu au Yémen révèlent que les missiles HOT (haut subsonique optiquement téléguidé) sont capables d’abattre tout engin volant à hauteur moyenne et violant l’espace aérien libanais. C'est sans doute cette évolution des choses que les officiers de l'IAF, armée de l'air israélienne ont vu et que Netanyahu ne voit ou ne veut pas voir.

"La dernière version du missile de précision Fateh que possède le Hezbollah, ses missiles antinavires supersoniques et ses missiles de défense antiaérienne peuvent empêcher Israël de recourir à sa marine, empêcher tout navire civil d’accoster à Haïfa et contrecarrer tout recours aux hélicoptères et aux bombardements de précision comparables à ceux effectués par l’Iran dans son attaque récente contre la base US à Aïn al-Asad en Irak. Il serait étonnant que les missiles du Hezbollah ne causent que des lésions "cérébrales traumatiques légères" chez les soldats sionistes.

La direction du renseignement militaire israélien (Aman) a tort d'affirmer dans son rapport de 2020 que l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani représentait un « facteur limitatif ».

La Force Qods et ses alliés libanais, irakiens, yéménites et palestiniens ont établi une collaboration qui ne démordra pas même si la moitié des dirigeants du Corps des gardiens est liquidée. Les missiles iraniens se sont largement démocratisés.
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