Date de publication19 Feb 2020 - 16:34
Code d'article : 452098

Les Américains n'ont que quitter la Syrie

Taghrib (APT)
Il y a quelque chose d’inouï qui se passe en ce moment même en Syrie et qui concerne directement les troupes d'occupation US. Depuis qu'Idlib est presque perdu pour le camp atlantiste et que l'armée syrienne et ses alliés iranien et russe ont prouvé leur détermination à aller jusqu'au bout de leur logique "libératrice", les GI's sont pris de panique. En début de semaine, les sources syriennes ont fait état d'une première opération commando anti-US à Deir ez-Zor visant directement la base al-Tanf, située non loin des frontières irakiennes où les Hachd continuent à mener une méga-opération sur une superficie de 27 000 kilomètres carrés sous le nez des forces US à Aïn al-Asad. Cette première opération anti-US à Deir ez-Zor s'est soldée par l'infiltration des unités de la Résistance dans ce que la force d'occupation US qualifie à tort de "périmètre de sécurité" et qui mesure 55 kilomètres de largeur et entoure la base al-Tanf. Car ce périmètre tend de plus en plus à se transformer en un "cercle de feu".
Les Américains n


Le site militaire Avia.pro qui avait rapporté le premier cette opération, avait même fait état d'un bilan de blessés côté américain sans pouvoir être en mesure de le confirmer. Ce mercredi, le même site évoque une vidéo publiée par le Pentagone qui prétend avoir "bombardé à coup de ses F-35 les positions de l'armée syrienne et des forces de la Résistance en représailles à l’opération commando d'il y a quelques jours. S'il est vrai que la vidéo reste à vérifier, il est encore plus vrai que la guerre anti-américaine est bel et bien commencée sur la rive est de l'Euphrate.

Selon les sources tribales à Hassaké, le spectaculaire clash entre les troupes US et les Syriens qui a eu le 12 février, s'est avéré bien fatal pour les GI's puisqu'"au moins un d'entre eux a été tué".

Cheikh Faisal al-Youssef, le cheikh de la tribu arabe « al-Ghanama » dans la campagne de la ville syrienne de Hassaké, a affirmé que « ce qui s'est passé dans les villages de « Khirbet Amo », « Buwair al-Bouasi », « Khirb Askar » et « al-Qusayr » dans la banlieue de Qamichli, est la première étincelle de la résistance contre les Américains », affirmant que d’autres tribus arabes ont besoin d'un soutien militaire pour libérer la région de Jazira de l'occupation américaine. Interrogé par Sputnik, le cheikh de la tribu al-Ghanama a qualifié l’assaut de la semaine dernière des forces américaines contre leur village « Khirbet Amo », de « provocation ».

« Tous les habitants du village, hommes, femmes, enfants et jeunes, ont participé à la confrontation avec les occupants et ont pu détruire par pierres et armes légères, quatre véhicules blindés de l’ennemi, tuant un soldat. Les morts et les blessés US ont été transportés sous nos yeux à l’intérieur des véhicules blindés, après quoi les avions de chasse américains ont commencé à frapper le village de Khirbet Amo à coup de bombes à gaz et de bombes sonores. Mais s'ils croient pouvoir nous faire reculer, les Américains se trompent ».

Al-Youssef a ajouté que l'objectif des Américains de prendre d'assaut le village Khirbet Amo et de tenter de passer à travers celui-ci est « d’humilier les habitants du village et ceux des villages environnants qui, au cours des années de guerre, ont résisté à toutes les organisations terroristes dont l’ASL, le Front al-Nosra, et récemment les SDF », soulignant que « ces organisations sont soutenues par l'occupation américaine, mais elles ont toutes échoué et l'occupant a échoué avec eux pour atteindre son objectif ».

« Ce qu’ont fait les habitants de la tribu al-Ghanama et d’autres tribus dans les villages de (Khirbet Amo), (Boer al-Bouasi), (Khirb Askar) et (Al-Qusayr), est une grande preuve du patriotisme et du courage des fils de tribus arabes et ce sera en effet l’étincelle de la résistance populaire à l’occupant et à ses alliés, et le rétablissement de la souveraineté nationale dans ces zones, à l’aide de l’armée et des dirigeants syriens », a-t-il indiqué.

Selon ce dernier, ce dont les tribus arabes ont besoin est un soutien national et militaire, c'est a dire des "armes" pour confronter les occupants et libérer les territoires occupés de Syrie. Il a souligné que de nombreux jeunes hommes des tribus arabes envisagent de déposer leurs armes et de quitter les rangs des SDF. À son tour, M. Khaled al-Muhammad, le père de Faisal qui a été tué par l’armée d’occupation américaine a déclaré à Sputnik : « Je suis fier de mon fils qui s’est soulevé et a fait face aux Américains comme les fils de son village…alors qu’il était désarmé, il a été directement abattu par les soldats américains lourdement armés. Il a ajouté: « L'ensemble du peuple syrien ne pardonnera pas à l'occupant, son acte horrible, car l'héroïsme de « Faisal » s'est transformé en un symbole national pour le peuple. »

Il a également dit avoir reçu des messages de félicitations et de condoléances de toutes les provinces du pays pour la mort de son fils, et qu’il était fier de son « martyr » et qu’il avait été témoin de la présence de nombreuses tribus et institutions syriennes aux obsèques de son fils, transformées en un rassemblement anti-américain. " La guerre anti-américaine ne fait que commencer". Les messages les plus compatissants lui sont arrivés de Deir ez-Zor où les tribus arabes ont été bombardées au phosphore blanc par les Américains, les Français et autres membres de la coalition US. Al-Tanf connaîtra d'autres attaques dans les jours à venir, prévoit un expert.
Al-Tanf :
votre nom
Votre adresse email