Date de publication13 Feb 2020 - 16:00
Code d'article : 451369

La Russie cherche à vendre des armes à l'Iran

Taghrib (APT)
Les déclaration de l'ambassadeur russe à Téhéran indiquent la volonté de la Russie pour vendre des armes à l'Iran.
La Russie cherche à vendre des armes à l
Peu après les déclarations de l’ambassadeur russe à Téhéran selon lesquelles l’embargo sur les armes contre l’Iran sera prochainement expiré, une autorité russe affirme que la résolution 2231 du Conseil de sécurité ne prévoit pas la prolongation de l’embargo qui prendra fin en octobre 2020.

Le Conseil de sécurité des Nations unies ne discute pas actuellement de la possibilité de prolonger l’embargo sur les armes imposé à l’Iran, qui doit expirer en octobre, a déclaré ce mercredi 12 février, le directeur du Département de la non-prolifération et du contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères, Vladimir Ermakov, lors d’un entretien avec Spoutnik.

Entrée en vigueur en 2016, l’une des dispositions de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU interdit la vente d’armements à l’Iran pour une période de cinq ans. Elle sera expirée en octobre 2020, après quoi l’Iran pourra acheter des armes à l’étranger. C’est la raison pour laquelle des autorités américaines, dont le secrétaire d’État Mike Pompeo, se disent préoccupées par la levée des sanctions de l’ONU imposées à l’Iran et en demandent la prolongation.

« Je peux vous assurer qu’il n’y a aucune discussion officielle sur la révision de la résolution 2231 ni auprès du Conseil de sécurité, ni nulle part ailleurs », a déclaré Ermakov, lorsqu’on lui a demandé s’il y avait des pourparlers sur la possibilité de prolonger l’embargo.

« La résolution 2231, -je voudrais le noter- prévoit une procédure d’autorisation pour la livraison d’armes et d’équipements militaires à l’Iran, mais ne contient aucun mécanisme ni même aucune option visant à l’étendre (embargo sur l’armement) », a ajouté Ermakov.

Soulignant que les dispositions de la résolution 2231 ne visaient pas initialement à « limiter les droits légitimes de l’Iran », le responsable russe a affirmé : « La résolution visait à créer de bonnes conditions pour éclairer les questions que l’Agence internationale de l’énergie atomique [AIEA] souhaitait poser à Téhéran ».

« Il visait à créer de bonnes conditions pour éclairer les questions que l’Agence internationale de l’énergie atomique souhaitait poser à Téhéran. Toutes les questions ont été complètement traitées et retirées de l’ordre du jour dès décembre 2015, ce qui est reflété dans les documents de l’AIEA et les décisions de son Conseil des gouverneurs », a-t-il poursuivi.

La Russie a toujours respecté toutes les exigences énoncées dans la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, a souligné Ermakov.
votre nom
Votre adresse email