Date de publication13 Feb 2020 - 14:45
Code d'article : 451367

Les forces américaines ont une année difficile en Irak

Taghrib (APT)
L'assassinat du général Qassem Soleimani était la pire décision du président américain pour les forces étrangères en Irak.
Les forces américaines ont une année difficile en Irak

Bien que les groupes politiques irakiens aient fait des efforts importants depuis des mois pour parvenir à un accord politique sur le retrait des forces d’occupation américaines d’Irak, la vraie solidarité est venue après l’acte terroriste des États-Unis d’assassiner le général du corps d’armée, Qassem Soleimani et Abu Mahdi al-Muhandis près de l’aéroport de Bagdad.

Le Parlement irakien a finalement voté à majorité le 5 janvier la proposition de loi sur l’expulsion des troupes américaines d’Irak. Le Parlement a demandé au gouvernement de déposer officiellement une plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations unies contre les États-Unis pour la violation de l’intégrité territoriale de l’Irak.

L’assassinat des commandants militaires iraniens et irakiens par l’armée américaine a provoqué la colère des Irakiens qui ont demandé une riposte ferme au terrorisme américain.

Un article publié sur le site iranien Mashregh News fait une comparaison entre la situation actuelle des troupes américaines en Irak avec le contexte de leur retrait en 2011 du pays arabe. À l’époque, les États-Unis ont été contraints de retirer la plupart de leurs forces sous la pression des mouvements politiques et populaires irakiens et des activités militaires opposées à la présence américaine.

Contrairement à la situation actuelle, les groupes politiques opposés à la présence militaire des États-Unis en Irak n’avaient pas de structure unifiée comme les Forces de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi). Étant donné que les Hachd sont une composante des forces armées officielles de l’Irak et qu’ils bénéficient du soutien populaire et gouvernemental rendent la situation plus difficile pour les occupants américains.

L’état actuel des choses montre même si les États-Unis insistent pour continuer leur présence en Irak, les forces de résistance irakiennes sont capables de lancer des attaques d’envergure contre les forces d’occupation américaines.

Les États-Unis disposaient en 2011 de 150 000 soldats actifs, mais selon les estimations officielles actuelles, l’armée américaine se n’a qu’environ 5 000 militaires en Irak.

Alors que la présence militaire américaine dans la région est comptée avec leur expulsion de l’Irak, il semble que Washington utiliserait tous ses moyens pour empêcher que cela ne se produise. Dans ce contexte, le succès de l’Iran et de ses alliés dans la réalisation de l’expulsion des troupes américaines de l’Irak dépend des facteurs suivants:

Des efforts sérieux du gouvernement irakien pour appliquer loi approuvée par le Parlement du pays et de créer un consensus national pour réaliser le projet d’expulsion des militaires US.

-La capacité du gouvernement irakien à résister aux pressions et aux menaces américaines.

-La capacité de l’Iran et de ses alliés à mobiliser l’opinion publique irakienne contre les forces américaines en Irak.

-La préparation des groupes de résistance pour d’éventuelles attaques contre des bases militaires américaines et créer de réelles menaces pour Washington.

-Augmentation du niveau des tensions par le gouvernement irakien contre les forces américaines à l’échelle régionale et internationale et mise en question de la légitimité de la présence militaire de Washington en Irak dans les instances internationales.

-La capacité de Washington à persuader les factions kurdes et sunnites de soutenir la présence américaine en Irak pour contrer le plan du gouvernement.

Bagdad ne signera aucun nouvel accord avec les États-Unis et il ne légalisera jamais la présence des Américains sur le sol irakien.

Les États-Unis estiment que le retrait de leurs troupes d’Irak est une victoire majeure pour l’Iran et ses alliés dans la région, prouvant que l’Iran a réussi à exécuter une autre séquence de sa riposte à la suite de l’assassinat du commandant en chef de la Force Qods du CGRI par Washington. De plus, la présence militaire américaine dans d’autres pays de la région serait menacée.

 
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