Date de publication9 Feb 2020 - 11:09
Code d'article : 450909

Les Français se moquent des interdictions des manifestations

Taghrib (APT)
La police française a interdit les manifestations à se rassembler près de l'Elysée. Mais les manifestants français se moquent de la décision de la police et continuent à manifester.
Les Français se moquent des interdictions des manifestations
Pour cet Acte 65 du samedi 8 février, de nombreux manifestants se sont rassemblés aux abords du Conseil d’État à Paris, pour défiler ensuite vers les Champs-Élysées, en dépit d’un arrêté d’interdiction de la préfecture de police de la capitale.

Les Gillets jaunes parisiens entendaient, ce samedi 8 février, manifester dans les quartiers où se trouvent des grandes institutions nationales, devant l’Assemblée nationale, le Sénat ou l’Élysée, mais les forces de l’ordre les en ont empêchés et ont multipliés les contrôles.

La police a verbalisé à Paris de nombreux manifestants du mouvement des Gilets jaunes dont Éric Drouet, l'une des figures médiatiques de la mobilisation. « Nous ne sommes pas libres de manifester alors que c’est un droit constitutionnel », a-t-il dénoncé  en indiquant avoir reçu une « amende » après un contrôle d’identité.

Également présent aux abords du Palais Royal, Maxime Nicolle, une autre figure des Gilets jaunes, a lui aussi été contrôlé puis verbalisé par la police.

Répondant à l’appel des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux, des centaines de manifestants, sans signe distinctif ni banderole, se sont rassemblés à la mi-journée aux abords du Conseil d’État pour défiler vers les Champs-Élysées, en dépit d’un arrêté d’interdiction de manifester dans ce périmètre pris par la préfecture de police.

Se trouvant sous une forte pression policière, les manifestants ont ensuite appelé à la dispersion. De nombreuses personnes souhaitant quitter la place du Palais royal, à Paris, sont verbalisées, selon une journaliste de RT présente sur place. Plus tôt dans la journée, les manifestants s’étaient rassemblés sur la place du Palais royal, mais après l’intervention des forces de l’ordre, ils se sont vus dans l’impossibilité de quitter les lieux, selon la journaliste.

Les forces de l’ordre ont fait usage de spray au poivre et de coups de matraque pour refouler les manifestants. Un manifestant est aspergé de gaz lacrymogène à bout portant, selon des témoins oculaires. La tension montait alors que les forces de l’ordre empêchaient toute dispersion des manifestants.

Ces dernières semaines, les groupes de Gilets jaunes avaient accepté de manifester sur des parcours autorisés par la préfecture. Mais depuis le 1er février, ils ne semblent plus l’entendre de cette oreille. Estimant que les manifestations autorisées n’ont pas suffisamment d’impact, ils ont décidé de manifester là où se trouvent les tenants du pouvoir, malgré les risques d’amendes et de gardes à vue.
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