Date de publication20 Jan 2020 - 11:05
Code d'article : 448707

La frappe iranienne contre Aïn al-Asad a fini les projets américains au Moyen-Orient

Taghrib (APT)
L'assassinat du général Soleimani a suscité la vengeance de l'Iran qui a frappés les bases américaine en Irak dont Aïn al-Asad.
La frappe iranienne contre Aïn al-Asad a fini les projets américains au Moyen-Orient
L’assassinat du général de corps d’armée Qassem Soleimani et d’Abou Mahdi al-Mohandes dans une frappe de drone américaine, et la riposte cinglante de la République islamique d’Iran à ce crime abominable ont suscité une série d’évolutions qui continuent d'intéresser les médias, les analystes et les groupes de réflexion.

Dans la foulée, l’agence de presse iranienne Tasnim News a préparé une interview avec Oktay Yildirim, ancien membre de l’Unité des forces spéciales de l’armée turque et analyste des questions de défense et de sécurité.

Oktay Yildirim a déclaré que les États-Unis n’avaient réussi aucune de leurs opérations militaires après la Seconde Guerre mondiale et qu’ils n’étaient sortis vainqueurs d’aucun champ de bataille.

« Dans certains cas, les défaites subies par les États-Unis ont déstabilisé la société américaine du point de vue psychologique et ont porté atteinte à leur crédit et prestige. Ce n’est pas facile d'oublier les échecs des Américains pendant les dix années de la guerre au Vietnam », a-t-il expliqué.

Oktay Yildirim a ensuite rappelé l’événement de 1979 lors duquel un groupe d’Iraniens avaient assiégé l’ambassade des États-Unis à Téhéran et arrêté 52 Américains. « Ce qui a largement discrédité les États-Unis dans le monde », a-t-il indiqué.

L’analyste turc s’est attardé, dans ce droit fil, sur deux autres échecs de Washington: « En 2017, à Kirkouk, en Irak, les Hachd al-Chaabi ont fait reculer les Peshmergas aux frontières de 2003 et tout récemment, les Irakiens ont pris part à un rassemblement de protestation devant l’ambassade des États-Unis à Bagdad, ce qui a fait fuir les Américains. »

« La défaite la plus récente et la plus cinglante des États-Unis était la riposte balistique de l’Iran à l’assassinat de son commandant. L’Iran a pilonné les bases américaines et l’a revendiqué officiellement. Ce qui fait de l’Iran, le seul pays qui a réussi à prendre pour cibles les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale », a-t-il ajouté.

Et de continuer: « L’une des dimensions les plus remarquables de la récente défaite des États-Unis est que leurs systèmes de défense antiaérienne n’ont pas réussi à intercepter les missiles tirés par l’Iran. Pire encore, les États-Unis n’ont pas répondu à l’opération iranienne. Autrement dit, tout le monde a constaté que la légende de l'invincibilité des États-Unis n’était qu’un mensonge. Les rapports de force entre l’Iran et les États-Unis seront désormais différents car les Américains ne pourront plus agir comme ils le veulent en occupant là où ils souhaitent et en menaçant quiconque ils désirent ».

L’analyste turc a conclu que l’Histoire ne serait plus écrite par la volonté des États-Unis mais par celle de la Turquie, de l’Iran, de l’Irak, de la Syrie et de la Russie, appelant les pays de l’Asie de l’Ouest à entreprendre des mesures stratégiques pour neutraliser les sanctions américaines.

 
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