Date de publication29 Nov 2019 - 18:28
Code d'article : 443684

Il y a encore des chances pour sauver l'accord nucléaire

Taghrib (APT)
Selon le vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien pourrait encore être sauvé si l'Europe se conforme pleinement à ses engagements pris au titre du Plan d'action global commun (PAGC).
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Sauver l'accord nucléaire iranien: «Il reste encore de l'espoir»



Dans un entretien accordé au journal néerlandais NRC, Abbas Araqchi a déclaré que l’Europe devrait redoubler ses efforts pour sauver l’accord nucléaire avec l’Iran dont les dirigeants insistent sur la préservation du pacte.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des Affaires politiques a déclaré que l'accord de 2015 sur le nucléaire avec les grandes puissances ressemblait à une unité de «soins intensifs»,ajoutant que les signataires européens de l'accord devraient se démener pour sauver l'accord.

L'Iran a déjà payé ses contributions comme il est contractuellement tenu en vertu de l'accord, officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (PAGC), ajoutant: «C’est maintenant au tour des autres parties au PAGC de faire de même».

Nous avons accepté de limiter notre programme nucléaire [dans le cadre du JCPOA], mais nous avons été ciblés par la campagne de pression maximale des États-Unis. Dans de telles circonstances, les autres partenaires du PAGC sont tenus d’élaborer des approches pratiques pour dégager l’Iran des sanctions, a-t-il ajouté.

Les pays européens, a-t-il ajouté, prétendent vouloir sauver l’accord, mais ils ont montré jusqu’à présent qu’ils étaient incapables ou peu enclins à résister à la domination américaine sur le système financier européen afin de le protéger.

Il a également déclaré que les récents développements concernant l'accord nucléaire avaient appris à l'Iran, entre autres, que le résultat de cet accord et de son engagement à le respecter [pour l'Iran] est soumis à de nouvelles sanctions.

«Si les choses continuent comme cela, nous pourrions aussi être obligés de changer d’approche», a-t-il souligné.
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