Date de publication27 Nov 2019 - 15:52
Code d'article : 443568

Les Etats-Unis n'ont pas pu répéter leur scénario irakien en Iran

Taghrib (APT)
Mardi au soir, les forces de l'ordre iraniennes ont annoncé un retour quasi-total au calme sur l'ensemble du territoire iranien après quatre jours de troubles marqués par des actes de vandalisme jamais connus de mémoire iranienne : voitures, banques, immeubles, boutiques, centres commerciaux attaqués, services d'urgence, pillés, incendiés,... forces de l'ordre attaquées, tuées à coup de cocktail molotov, armes blanches ou encore de balles réelles... Des millions de dollars de dégâts dans un pays où la culture de partage et d'entraide est plurimillénaire tout comme le sens de civisme.
Les Etats-Unis n
Une fois le choc passé, un travail d'autocritique s'impose : Que le gouvernement Rohani s'y est mal pris en choisissant un moment fort délicat pour annonce une décision qui provoque souvent  et quelque soit le pays une grogne, cela va de soit. Mais que les protestations pacifiques se tournent ainsi en cauchemar, c'est là qu'il convient de pose la question. S'agit-il d'un scénario similaire à celui qui se joue en Irak ou encore au Liban et dont l'objectif consiste à contrer la fulgurante montée en puissance de l'axe de la Résistance? Après tout, les tentatives US/Acolytes destinées à inverser la donne dans un Moyen-Orient où l'omnipotence US/Israël est en net recul vont légion, bien que le succès ne soit jamais au rendez-vous

Pour Daniel McAdamas, le directeur exécutif de l'Institut Ron Paul les troubles de ces derniers jours sont loin d'être l'émanation de la colère du peuple iranien contre la hausse du prix à la pompe. Ils ont tout pour ressembler aux événements qui se passent en Ukraine ou encore à Hong Kong et qui portent la signature de la CIA :

« Je pense que ce genre de troubles est principalement le résultat des agissements de la CIA et du bureau Iran au sein de cette organisation présidée par Michael D'Andrea qui se targue d'ailleurs ces jours si d'y avoir été pour quelque chose. Mike Pompeo a mis à peine quelques heures après l'annonce des premiers troubles à les soutenir tout comme la Maison Blanche ou encore l'émissaire américain pour la Syrie. Cela en dit long sur l'implication des parties extérieures dans ces événements comme l'ont remarqué  les Russes.  Michael D'Andrea a pour mission de faire tout ce qui est nécessaire pour déstabiliser l'Iran et en renverser l’Ordre. Ce sont les mêmes modèles de processus de déstabilisation dont nous avons été témoins à Hong Kong, en Ukraine et en l’Iran. Ils suivent tous un modèle similaire. C’est une autre tentative pour renverser un gouvernement », souligne-t-il en estimant qu'"on peut sans doute dire que ces protestations ont été provoquées par des tentatives de fomenter en Iran une "révolution de couleur". Les objectifs des sanctions américaines consistent à faire pression sur le pouvoir politique à Téhéran, y compris en déstabilisant ses assises et en affectant la vie de l’essentiel de sa population. Évidemment, de ce point de vue, on peut parler d’une ingérence extérieure".

"Mais croire que l'Iran va perdre cette bataille face à la CIA et aux Américains, c'est trop naïf. Le Renseignement iranien a multiplié ces derniers mois des succès trop significatifs contre la CIA: le démantèlement des réseaux d'espionnages, dont les tentacules s'étendaient jusqu'en Russie et la Chine, l'arrestation d'un pion, à l'origine des troubles de 2017 ou le plan d'assassinant visant le commandant en chef de la force Qods figurent tous à l'actif du Renseignement iranien, ajoute l'analyste.


Dans la foulée, les sources sécuritaires citées par l'agence Fars News ont affirmé avoir arrêté dimanche soir un "groupe de ressortissants étrangers originaires d'un pays à l'est de l'Iran" lequel "a saboté et incendié cinq banques en moins d'une demi-heure". Des enquêtes supplémentaires ont montré que cette cellule composée de 7 personnes et qui se déplaçait à bord d'une Nissan bleue "avait commencé leurs casses depuis le sud de Téhéran jusqu'au centre-ville, où ils ont été arrêtés en pleine effraction contre la cinquième banque sur leur liste de biens publics à saboter et incendier."

"A ce stade des interrogatoires, il n'est pas encore clair s’ils ont été embauchés par des parties hostiles à l’Iran dans la région du golfe Persique ou s'ils ont d’autres motifs pour se livrer à des violences.
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