Date de publication19 Nov 2019 - 14:10
Code d'article : 443043

Le régime d'Occupation est de plus en plus encerclé

Taghrib (APT)
Pour la deuxième journée consécutive, l’armée israélienne a mené un exercice militaire aux frontières entre la Palestine occupée, la Syrie et le Liban. La nouvelle tombe alors que des médias faisaient part dimanche du lancement d'un grand exercice aérien israélo-otanien. Le régime israélien se préoccupe de plus en plus des menaces sur le front du nord, avec une Syrie voisine où la Russie a déployé des batteries de DCA S-300 et S-400 des plus sophistiquées pour protéger ses troupes.
Le régime d
L’armée israélienne a lancé ce lundi 18 novembre un exercice militaire surprise qui devrait durer 48 heures dans le nord des territoires occupés de 1948.

Selon le journal Times of Israel, citant un porte-parole militaire, un grand nombre d’avions, de véhicules et de soldats participent à cet entraînement qui se déroule dans la vallée de Jezréel et en Haute-Galilée et qui vise à examiner le niveau de préparation du Commandement du nord de l’armée israélienne.

Des rapports circulaient, dimanche, d’après lesquels Israël, les États-Unis et plusieurs pays de l'OTAN ont lancé un exercice militaire de grande envergure baptisé « Drapeau bleu 2019 » en Palestine occupée, plus précisément à la base aérienne d'Uvda, au nord d'Eilat. Ces manœuvres militaires impliquent quatre pays plus le régime israélien, 70 aéronefs, dont des avions F-35I, et environ 1 000 militaires, selon l'armée israélienne.

Malgré ces annonces bien détaillées sur l’organisation de cet exercice militaire à l’échelle internationale, des analystes estiment que Tel-Aviv n’est pas capable de simuler un réseau de défense antiaérienne multicouche en se focalisant sur le système S-400 russe. Un article paru ce lundi 18 novembre par le site web d’information et d’analyse militaires Bulgaria Military, traite ce sujet.

« L’armée israélienne aurait utilisé des batteries de missiles sol-air Patriot construites par les Américains pour simuler les capacités des systèmes S-300 et S-400 de fabrication russe, lors des exercices militaires Drapeau bleu 2019.

Au cours de ces exercices menés conjointement avec les États-Unis et certains États européens, l’armée de l'air israélienne a tenté de découvrir les moyens de neutraliser les batteries de missiles sophistiqués y compris les systèmes S-300 et S-400 russes. Et pour le faire, elle a utilisé plusieurs moyens.

Au premier rang, un petit contingent de chasseurs furtifs F-35, pourtant pas encore prêts au combat, a été utilisé. Les chasseurs monomoteurs de cinquième génération ont été mis au point pour remplacer le F-16 Fighting Falcon vieillissant qui constitue le pilier de la flotte aérienne israélienne.

La simulation des capacités du S-400 montre qu’Israël se prépare activement à contrer ce système de missile, l’un des deux systèmes de défense aériens les plus performants de la Russie. La Russie a déployé des batteries de missile S-400 en Syrie pour protéger ses troupes dans ce pays pendant près de quatre ans, ayant également vendu des batteries de missile S-300V4 au Caire, plus mobile et plus récente, dans le cadre d’une commande passée en 2013.

Le S-300V4 utilise bon nombre des mêmes technologies que le S-400 et offre des capacités similaires qui le rendent capable de contrer les avions furtifs. De même, le S-400 a récemment été livré à la Turquie, mais cette batterie de DCA n’y est pas encore devenue opérationnelle. L’Iran et l’Arabie saoudite se sont également montrés intéressés par le S-400 russe, Riyad discutant déjà de son acquisition pour éventuellement remplacer les systèmes Patriot américains. Et même en parlant du S-300, bien qu’il soit plus ancien et moins avancé que le S-400, le S-300PMU-2, déployé en Syrie fin 2018 a pu entraîner jusqu'à aujourd'hui une diminution des frappes israéliennes contre le pays.

Une fois qu’ils sont déployés en tant qu’un réseau de DCA multicouche, les missiles S-400 sont beaucoup plus difficiles à neutraliser, même pour les grands escadrons d’avions furtifs. Il est donc peu probable que les forces armées israéliennes soient capables de simuler un réseau de défense antiaérien multicouche centré sur le système S-400 (…). »

Ces rapports ont été publiés alors que lors de séances du cabinet sécuritaire du régime israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu insistait ces dernières semaines sur son « plan d’élargissement considérable des batteries de DCA pour contrer les missiles iraniens particulièrement les missiles de croisière ».

Le Service fédéral pour la coopération militaire et technique de Russie a annoncé lundi que plusieurs pays de l’Asie de l’Ouest souhaitaient passer commande pour acquérir le S-400. « Nous allons étudier ces demandes », a affirmé une porte-parole du FSVTS, Maria Vorobieva.

 
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