Date de publication9 Nov 2019 - 10:06
Code d'article : 442126

La France menace l'Iran d'imposer des sanctions

Taghrib (APT)
En réaction à la quatrième étape de la réduction des engagements nucléaires iraniens, le président français, Emmanuel Macron, accuse l’Iran de quitter le Plan global d’action conjointe (PGAC) et menace Téhéran de sanctions.
La France menace l
Mercredi, Emmanuel Macron a qualifié de « graves » les décisions prises la veille par l’Iran qui a annoncé la relance d’activités d’enrichissement d’uranium jusque-là gelées, en appelant à en « tirer collectivement les conséquences ».

Il a dit qu’il faut exercer des pressions sur l’Iran pour le contraindre à revenir sur sa décision. Lors d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies, il avait déclaré que les pressions exercées sur l’Iran entraîneraient une augmentation des tensions dans la région. Mais maintenant, il parle de la nécessité de telles pressions.

En accusant l’Iran de s’être retiré du PGAC au même titre que les États-Unis, Emmanuel Macron a affirmé que l’accord internationalement reconnu de Vienne « ne comptait dans les faits que deux parties, USA et Iran » et que par conséquent, la France, sa parole et sa signature ne valaient et ne valent rien.

À croire donc M. Macron qui s’exprimait à l’ambassade de France à Pékin, la France a été tout au long des douze années de négociations entre l’Iran et les 5+1 un simple figurant, une grotesque caisse de résonance des diktats américains, bref un quelconque supplétif qui n’a jamais parlé en son nom propre, mais au nom des intérêts des États-Unis.

En se retirant du PGAC, les Américains ont infligé les plus grandes pertes à la France et aux Français en privant Total, Renault ou encore Airbus d’un marché iranien de 80 millions de consommateurs.

Le président français s’est fortement impliqué diplomatiquement ces derniers mois pour tenter de rapprocher Washington et Téhéran, ayant tenté en vain de faciliter une rencontre entre Donald Trump et Hassan Rohani en septembre dernier.

À ce propos, le Leader de la Révolution islamique, l’honorable Ayatollah Khamenei a déclaré: « Le président français avait dit que si vous organisiez une réunion, tous les problèmes seraient résolus. C’est très étonnant. Il est soit naïf, soit complice des États-Unis. Aucun problème ne sera résolu avec des négociations. J’étais persuadé que ce ne serait pas le cas, mais par souci de clarté, nous avons dit: si les Américains revenaient sur l’erreur qu’ils avaient commise en levant toutes les sanctions et en revenant dans le PGAC, nous l’aurions accepté. Je savais que cela ne se produirait pas. »
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