Date de publication8 Nov 2019 - 15:17
Code d'article : 442054

Les sanctions américaines n'apportent pas les résultats souhaités

Taghrib (APT)
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a critiqué ce vendredi 7 novembre une nouvelle fois les sanctions unilatérales des États-Unis contre la RII, les considérant comme une défaite de la politique étrangère américaine.
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« Les sanctions imposées par Washington à l’Iran et aux autres pays du monde sont illégales. Les Etats-unis s’en servent comme un moyen pour atteindre ses objectifs », a assuré aux journalistes Riabkov avant sa visite dans la Palestine occupée pour rencontrer les autorités israéliennes.

« La décision de l’administration de poursuivre sa politique de pression maximale contre l’Iran montre que non seulement que les sanctions ne sont pas allégées mais encore Washington n’a aucune alternative à son retrait de l’accord nucléaire (Plan global d’action conjoint, PGAC) », a précisé le ministre russe cité par Tass.

« Nous sommes fermement convaincus que toute sanction unilatérale utilisée comme outil de politique étrangère est illégale, en contradiction avec le droit et les normes internationales, et sert à imposer et à dicter les politiques hégémoniques à d'autres, y compris l'Iran et d'autres régions du monde », a-t-il ajouté.

Bien que les Américains se soient rendus compte que de telles sanctions n’avaient eu aucun effet jusqu’à présent, ils continuent de mener une politique vouée à l’échec.

Après son retrait de l’accord nucléaire dans le cadre d'une politique de pression maximale, l’administration Trump a pris des mesures provocatrices telles que l'inscription du nom du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations soi-disant terroristes, l'envoi d'une flotte et des bombardiers B-52 et des avions de combat F-22 dans la région et a sanctionné le ministre des Affaires étrangères iranien. En réponse, la République islamique d’Iran a mis dans son ordre de jour une année de patience stratégique et a donné aux autres parties de l’accord nucléaire, en particulier aux pays européens, qui avaient promis de compenser le retrait des États-Unis, un délai pour remplir leurs obligations en vertu de l’accord nucléaire.

Un an s’est écoulé mais l'Europe, n’a tenu aucune de ses promesses. Le Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne a publié donc le 8 mai un communiqué dans lequel il a averti les pays restant parties à l’accord que si leurs engagements dans les secteurs pétrolier et bancaire n’étaient pas honorés dans les 60 jours, l’Iran diminuerait ses engagements nucléaires.

La République islamique d’Iran a jusqu’à présent réduit ses engagements dans trois étapes. Téhéran a annoncé en septembre la troisième étape de la réduction de ses engagements.

Pour réduire ses engagements, l'Iran a commencé par franchir le plafond de 300 kg d'uranium enrichi à 3,67%, ne pas vendre d'eau lourde, ni l’excédent d'uranium enrichi annoncé le 9 mai. La deuxième étape a été exécutée le 7 juillet avec l'annonce par le gouvernement d’avoir dépassé le taux d’enrichissement de l’uranium fixé par le Plan global d’action conjoint (PGAC) à 3,67 %. La troisième étape a consisté à réduire et à mettre un terme à ses engagements pris dans le cadre de l’accord nucléaire suivants, a débuté le 7 septembre, consistait davantage à lever les restrictions sur les activités de recherches et de développement (R & D), notamment le développement et le lancement d'une nouvelle génération de centrifugeuses dans les installations d'enrichissement d'uranium.

La quatrième étape a également été franchi mercredi dernier en injectant du gaz dans  les centrifugeuses installées dans les installations de Fordo et en enrichissant d’uranium à 4,5% . 
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