Date de publication20 Oct 2019 - 17:08
Code d'article : 440505

Le président syrien demande l'arrêt total des opérations turques

Taghrib (APT)
Le président syrien Bachar al-Assad a demandé l'arrêt total des opérations turques contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie et le retrait complet des forces étrangères présentes illégalement dans les territoires syriens.
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Lors d'une réunion avec une délégation russe dirigée par l'envoyé spécial du Kremlin pour la Syrie, Alexander Lavrentiev, à Damas, hier vendredi, Assad a déclaré que les efforts devaient être dirigés vers la fin de l'opération « Source de la paix » et le retrait de toutes les forces illégales, y compris les soldats turcs et américains, des territoires syriens puisqu'ils sont considérés comme des forces d'occupation en vertu des conventions internationales.

Le peuple syrien a droit à la résistance par tous les moyens disponibles, a déclaré Assad.

Jeudi, le président syrien a déclaré que Damas donnera une réponse appropriée à l'offensive terrestre des soldats turcs et « leurs alliés terroristes takfiristes » contre les combattants kurdes dans la région.

« Quels que soient les faux slogans que l’on puisse faire pour l’offensive turque, il s’agit d’une invasion et d’une agression flagrantes. La Syrie a fréquemment frappé des mandataires (terroristes) et des terroristes à plus d'un endroit. La Syrie répondra à l'assaut et le confrontera n'importe où sur le territoire syrien par tous les moyens légitimes et disponibles », a déclaré Assad au conseiller irakien à la Sécurité nationale, Falih al-Fayyadh, en visite à Damas.

Le même jour, une source anonyme du ministère syrien des Affaires étrangères a condamné cette "agression turque perfide".

Le 9 octobre, les forces militaires turques et des terroristes soutenus par Ankara ont lancé une invasion transfrontalière dans le nord-est de la Syrie, dans le but de tenter d'éloigner les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) des zones frontalières.

L’administration dirigée par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie a déclaré que l’offensive turque avait tué 218 civils dont 18 enfants, depuis son début. Les combats ont également blessé plus de 650 personnes.

Pour sa part, Lavrentiev a souligné le ferme soutien de Moscou à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Syrie.

L’envoyé spécial du Kremlin en Syrie a en outre noté que la Russie rejetait toute mesure ou action qui violerait la souveraineté de la Syrie, compliquerait davantage la crise dans ce pays et entraverait les tentatives de règlement du conflit.

Les deux hauts responsables ont également échangé leurs points de vue sur les préparatifs en vue du démarrage des travaux du comité constitutionnel de la Syrie.

Ils ont souligné que le facteur le plus important pour le succès du comité constitutionnel est que son travail doit être éloigné de toute ingérence étrangère et que toutes les parties doivent respecter la composition du comité, formé par le biais de discussions inter-syriennes.

Damas soutient que le comité constitutionnel devrait être une affaire purement syrienne à décider par le peuple syrien seul, sans aucune ingérence étrangère.

En février, l'envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen, a déclaré qu'il considérait un comité constitutionnel comme "une porte ouverte possible pour le processus politique".

M. Lavrentiev a également informé Assad des résultats des récentes visites du président russe Vladimir Poutine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.

Par ailleurs, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré ce samedi que les objectifs et la stratégie de la présence militaire des États-Unis dans la région n’étaient pas clairs.

« Nous ne comprenons pas la stratégie et les objectifs militaires américains dans cette région en conflit. À l'instar de l'Afghanistan où ils ont déployé puis retiré leurs forces. La même chose a eu lieu par les soi-disant forces de la coalition anti-Daech en Syrie ; une fois elles élargissent leur champ de contrôle sur les régions syriennes et puis d’autres fois, elles reculent… Personne ne comprend ce qui se passe réellement et plus important encore, même le commandement de ces forces n’a pas eu une position unifiée au fil des années écoulées », a ajouté Zakharova.
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