Date de publication15 Oct 2019 - 16:58
Code d'article : 440135

Le régime hébreu déplore la politique américaine en Syrie

Taghrib (APT)
La Turquie ne s'y attendait pas. Mais cette stupéfaction est loin d'être uniquement du camp d'Ankara. Israël suit avec une singulière inquiétude la rapide restitution de quelques 43 000 kilomètres carrés du territoire du nord est syrien à l'État syrien. Une zone aussi large que le Liban, Bahreïn, les Émirats, le Qatar réunis sur quoi USA/Israël comptait ériger Rojava, soit le noyau d'un État indépendant kurde.
Le régime hébreu déplore la politique américaine en Syrie
La presse israélienne retient surtout du retrait US de Syrie, le signe d’une volonté qu'elle qualifie d'isolationniste. Un désir, dit cette même presse, d'absence dans la région clairement affirmé par Donald Trump : C'est une attitude qui a été précédée par une défection apparente, celle du manque de volonté exprimé par le président Trump d’utiliser la force militaire pour répondre aux attaques contre les actifs américains et les alliés des États-Unis dans la région, attaques que seul l'Iran et ses alliés sauront mener, constate la presse sioniste.

Ce qui effraie le régime de Tel-Aviv à travers ce retrait demeure donc le refus américain de faire face à l'axe de la Résistance. Au fait pour bon nombre d'analystes israéliens l'événement qui aura surtout décidé du retrait annoncé de 1 000 soldats US de Syrie aura été la réouverture du point de passage stratégique Qaem-Abou-Kamal début septembre, lequel relie l'Iran à la Syrie via l'Irak mais aussi ce bloc émergent qu'est l'axe de la Résistance à la mer Noire et donc à la Russie. Les exercices aériens conjoints que la Syrie, l'Iran et la Russie ont organisés voici peu dans la zone et surtout le refus US d'y réagir ont tiré la sonnette d'alarme à l'adresse d'Israël : les USA ont-ils déclaré forfaits face à l'inexorable émergence du facteur de la Résistance? Le retrait des États-Unis du nord syrien pré-annonce leur retrait d'al-Tanf, ce qui inquiète au plus haut point le régime israélien.

Car depuis leur base à al-Tanf les Américains pilotent les FDS, celles-là mêmes qu'ils viennent d'abandonner face au rouleau compresseur turc. Sauront-ils désormais maintenir les Kurdes sous leur emprise alors que ces derniers ont fait prudemment leur retour dans le giron de l'État syrien? Qu'en sera-t-il alors de vastes gisements pétro-gaziers de Deir ez-Zor dont le contenu est trafiqué à la fois par la Turquie et Israël? Force est de constater que l'axe de la Résistance et la Russie ont mis échec et mat le couple USA/Israël, et de la pire des manières. Il ne reste à Israël que de maigres espoirs fondés sur les régimes arabes mais là aussi peu de débouché. Le roi Salmane, pour ne citer que lui, vient de recevoir en grande pompe Poutine avec qui il dit souhaiter tisser les liens stratégiques. 
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