Date de publication14 Oct 2019 - 15:12
Code d'article : 440004

1000 soldats américains quittent le nord de la Syrie du Pentagone

Taghrib (APT)
Jusqu’à 1 000 militaires américains quitteront le nord de la Syrie, selon le chef du Pentagone.
1000 soldats américains quittent le nord de la Syrie du Pentagone
Dans un entretien avec la chaîne de télévision CBS, le secrétaire américain à la Défense Mark Esper a annoncé, dimanche 13 octobre, le retrait de quelque 1 000 soldats américains du nord de la Syrie, sur ordre de Donald Trump, évoquant une « situation intenable » pour des troupes qui « peuvent se retrouver prises en étau » entre les Kurdes et les Turques.

Il a ajouté que le retrait serait accompli d’une manière sûre et rapide. « Nous risquons de rester coincés entre deux armées hostiles qui mènent une offensive. Il est irresponsable de maintenir nos forces dans cette situation », a-t-il ajouté.

Mark Esper n’a pas indiqué si ces soldats quitteront le sol syrien ou s’ils vont être déployés dans une autre région. Selon les chiffres officieux, 2 000 soldats étaient présents en Syrie, il y a encore quelques mois dont la moitié a quitté la Syrie la mi-été sur ordre de Donald Trump.

Quelques heures avant l’annonce du chef du Pentagone, le quotidien américain The Washington Post a rapporté, citant un responsable américain, que les troupes US avaient quitté la ville d’Aïn Issa avant de se redéployer dans des bases américaines à Kobané et à Manbij.

Selon la même source, les miliciens pro-turcs ont pris le contrôle de toutes les entrées d’Aïn Issa et ont implanté des postes de contrôle au bord de la route menant à cette ville, ce qui empêche les soldats américains d’avoir accès à l’est de la Syrie.

Après Tell Abyad et Ras al-Aïn, Aïn Issa est la troisième ville qu’ont évacuée les soldats américains suite à la décision de Donald Trump de retirer ses forces des régions contrôlées par les Kurdes.


Le retrait intervient au lendemain d’une attaque à l’artillerie de l’armée turque contre une région proche des forces US. Selon les responsables américains, la Turquie connaissait les coordonnées géographiques des positions des forces américaines et l’attaque n’aurait pas été menée « par erreur » comme la Turquie l’a d'abord qualifiée. Les médias américains estiment que l’attaque turque pourrait être une « mise en garde » pour rappeler à Washington qu’il ne devrait pas entraver l’opération d’Ankara dans le nord de la Syrie.

La semaine dernière, le président américain Donald Trump a déclaré, à l’issue d’un entretien téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, que les forces US quitteraient les régions étant sous le contrôle des Kurdes dans le nord de la Syrie.

Cette décision de Trump a été jugée par les Kurdes syriens comme étant un « coup de poignard dans le dos ».

 
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