Date de publication17 Sep 2019 - 14:25
Code d'article : 437564

Aramco : la mise en garde de Pékin et Moscou

Taghrib (APT)
La Russie et la Chine mettent en garde contre les « conclusions hâtives » au sujet des attaques sur les installations pétrolières saoudiennes. Et ce, alors que les accusations sans fondement des responsables américains pointent l’Iran du doigt.
Aramco : la mise en garde de Pékin et Moscou
Il ne faut pas tirer de « conclusions hâtives » sur les auteurs des récentes attaques de drones contre les installations pétrolières de l’Arabie saoudite à l'est du royaume, a mis en garde la Russie.

« Nous appelons tous les pays à éviter les mesures ou conclusions hâtives qui pourraient exacerber la situation et, au contraire, à maintenir une ligne de conduite qui contribuerait à atténuer les effets de la situation », a averti le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 16 septembre.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a de son côté annoncé qu'il était irresponsable de blâmer qui que ce soit pour les attaques sur les installations pétrolières saoudiennes sans disposer de données concluantes.

S'exprimant à Pékin, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a appelé au calme et à la retenue.

« Se demander qui est à blâmer en l’absence d’une enquête concluante n’est en soi pas très responsable. La position de la Chine est que nous nous opposons à toute initiative qui élargit ou intensifie le conflit », a déclaré Hua lors d'un point de presse quotidien.

Les combattants d'Ansarallah ont mené samedi des frappes de drones sur deux installations pétrolières saoudiennes à Abqaiq et à Khurais.

Les attentats, qui ont touché la plus grande installation de traitement du pétrole au monde, ont réduit la production de pétrole du royaume arabe de 5,7 millions de barils, interrompant environ 50 % de la production de pétrole brut et de gaz du royaume et provoquant une flambée des prix du pétrole.

Peu après les frappes, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a pointé du doigt l’Iran déclarant qu’il n’y avait aucune preuve suggérant que le Yémen avait mené l’opération contre les principales installations pétrolières saoudiennes, qui font partie des usines d’Aramco.

Le président américain a pour sa part tweeté : « En raison de l'attaque contre l'Arabie saoudite, qui pourrait avoir un impact sur les prix du pétrole, j'ai autorisé l'utilisation du pétrole des réserves stratégiques si nécessaire, en quantité suffisante, qui reste à déterminer, pour que les marchés restent bien approvisionnés. »

Téhéran a rejeté les affirmations de Washington selon lesquelles l’Iran serait impliqué dans les attaques, affirmant que la Maison-Blanche semblait passer d’une campagne ratée de « pression maximale » à une campagne de « mensonge maximum » et de « tromperie » contre la République islamique.

Pour le ministre iranien des Affaires étrangères, au lieu de désigner l'Iran comme coupable, mieux vaut accepter les solutions que propose le pays pour mettre fin au conflit.
 
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