Date de publication7 Sep 2019 - 18:11
Code d'article : 436596

La fossée se grandit entre les dirigeants américains et israéliens

Taghrib (APT)
Israël s’inquiète du dernier revirement de Trump face à l’Iran. C’est ce que rapportent de nombreux médias occidentaux. Déçu par son allié, le Premier ministre israélien tente maintenant de persuader les signataires européens de l’accord nucléaire iranien à couper court à leurs échanges diplomatiques avec l’Iran.
La fossée se grandit entre les dirigeants américains et israéliens
Lors de sa visite ce vendredi à Londres, Benjamin Netanyahu a appelé son homologue britannique, Boris Johnson, à arrêter les négociations sur le programme nucléaire iranien.

Le Premier ministre israélien a exhorté les puissances mondiales à ne pas ouvrir de dialogue avec l’Iran, après que le président américain Donald Trump eut déclaré qu’il pourrait rencontrer son homologue iranien afin de résoudre une crise concernant le projet nucléaire de Téhéran et d’imposer des sanctions à son encontre.

Selon la chaîne satellitaire France 24, les commentaires de Netanyahu ont marqué une rare discorde publique entre le dirigeant israélien de droite et Trump sur le dossier nucléaire iranien. Netanyahu avait auparavant conseillé à la France de ne pas dialoguer avec l’Iran.

Le Premier ministre israélien, qui se bat pour sa survie politique lors des élections du 17 septembre, se targue régulièrement de son influence auprès des dirigeants occidentaux, en particulier de ceux qui sont de droite tels que Trump et Johnson, qui serait selon lui vitale pour la sécurité israélienne.

Alors que les médias abordent le soi-disant changement de cap de Trump vis-à-vis à l’Iran, le chef d’état-major des forces interarmées des États-Unis, le général Joseph Dunford, reconnaît l’incapacité de l’armée US à garantir la sécurité de ses alliés riverains du golfe Persique face ce qu’il a nommé les « incursions » de la RII.

« Au moment où l’armée américaine n’est pas en mesure de défendre ses alliés régionaux face à l’Iran, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont été régulièrement pris pour cible », a déclaré Dunford dans un discours prononcé devant le Council on Foreign Relations.

La tension a monté crescendo dans le golfe Persique et le détroit d’Hormuz ces derniers mois. La crise a commencé au printemps après que la Maison-Blanche a accusé le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) d’être une organisation terroriste, suite à quoi l'Iran a déclaré terroriste le CENTCOM.

La tension Iran-Amérique a atteint son élan après que plusieurs tankers étrangers eurent été pris pour cible en mer d’Oman et que Washington eut pointé du doigt l’Iran, l’accusant d’implication dans ces frappes. Par ailleurs, les forces iraniennes sont arrivées à intercepter et détruire un drone dernier cri de l’armée américaine dans ses eaux territoriales.

En représailles, le Pentagone a pris l’initiative de former une coalition navale face à l’Iran visant à escorter les navires commerciaux dans la région, l’idée qui n’a pas été accueillie favorablement par la plupart des pays du monde.

 
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