Date de publication3 Aug 2019 - 14:06
Code d'article : 432594

L’armée de l'Iran domine le golfe Persique

Taghrib (APT)
La revue américaine Foreign Policy a fait allusion dans un article à la volonté du président américain Donald Trump de se retirer de la région du Moyen-Orient, ajoutant que « Trump est en train d’appliquer un plan dont avaient déjà parlé Obama et Bush ».
L’armée de l
Dans son article intitulé « L’Iran domine le golfe Persique », Steven Cook a écrit : « C’était une réalité acceptée par tous depuis longtemps que dans le cadre de la politique étrangère américaine, si un pays bloquait ou entravait la navigation dans le détroit d’Hormuz, les États-Unis et leurs alliés auraient recours à la formidable force dont ils disposent pour défendre la liberté de navigation. Pourtant, comme tant d’autres à cette époque, les vérités anciennes et les lois absolues se sont révélées être des fictions et des chimères. »


Les États-Unis ont investi des sommes considérables au Moyen-Orient pendant de nombreuses décennies pour s’acquitter de quelques tâches importantes — notamment la protection des voies de transit maritimes —, mais cette tâche n’est plus dans l’intérêt des États-Unis, selon Donald Trump. Après tout, le 24 juin, le président Donald Trump a tweeté : « La Chine importe 91 % de son pétrole du détroit d’Hormuz, le Japon 62 % et de nombreux autres pays de la même manière. Alors, pourquoi protégeons-nous les voies de navigation des autres pays sans compensation ? Tous ces pays devraient protéger leurs propres navires dans ce qui a toujours été un voyage dangereux. »

Steven Cook a poursuivi : « Quiconque croit encore que les États-Unis vont défier l’Iran directement doit relire le tweet de Trump. C’est plus que cela, cependant. C’est un signe avant-coureur de ce qui doit arriver dans la politique étrangère américaine. »

Selon Foreign Policy, les États-Unis sont en train de quitter le golfe Persique. Pas cette année ou l’année prochaine, mais il ne fait aucun doute que les États-Unis se préparent à se retirer de la région.

Plus loin dans ses propos, M. Cook a prétendu qu’outre le tweet du président américain, la meilleure preuve du prochain départ des États-Unis de la région est l’inaction de Washington face aux « provocations de l’Iran ».

En allusion à la récente rencontre des autorités iraniennes et émiraties, la revue américaine a souligné : « Mercredi, les Émiratis et les Iraniens se sont rencontrés pour la première fois en six ans pour discuter de la sécurité maritime dans le golfe Persique. C’est un développement positif. Et tandis que les deux parties insistent sur le fait que la réunion était routinière et modeste, il ne fait aucun doute que l’inaction américaine a amené des responsables à Abou Dhabi à repenser la manière de traiter le défi iranien, ce qui pourrait aller à l’encontre des tentatives américaines d’isoler Téhéran. »

Dans une autre partie de son article, Steven Cook s’est penché sur le plan américain consistant à créer « une coalition de sécurité maritime » et a affirmé : « Il s’agit plutôt du plan d’un pays qui a déjà un pied dehors et préfère ne pas se perdre davantage dans la région. Bien sûr, l’administration Trump a déployé environ 1 500 soldats dans le golfe Persique et envoyé des avions de guerre supplémentaires sur ses bases, mais ils ne se sont pas avérés dissuasifs et Donald Trump ne semble pas enclin à utiliser les forces américaines. »

À la fin de son article, Steven Cook a souligné que « Trump a commencé à mettre en œuvre un plan que les anciens présidents George W. Bush, Barack Obama et d’autres responsables américains avaient articulé de différentes manières au cours de ces 15 dernières années : les États-Unis sont maintenant indépendants sur le plan énergétique et le golfe Persique n’est plus aussi important qu’il l’était autrefois. Cela n’est peut-être pas tout à fait exact, mais Trump n’en fait aucun cas. Il veut quitter le Moyen-Orient. Les États-Unis n’ont pas besoin de pétrole et le golfe Persique est le problème des autres ».
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