Date de publication31 Jul 2019 - 13:44
Code d'article : 432268

Gain stratégique des forces spéciales syriennes à Hama

Taghrib (APT)
L’armée syrienne a lancé une nouvelle offensive, dans la nuit de mardi à mercredi 30 juillet, dans la campagne du nord-ouest du gouvernorat de Hama afin d’élargir la zone sécurisée qui se situe autour de la route principale reliant Mahardah à Suqaylabiyah.
Gain stratégique des forces spéciales syriennes à Hama
Menée par les forces du Tigre, l’armée syrienne a commencé son assaut ce mardi soir en prenant d’assaut la ville de Zakah, contrôlée par les terroristes majoritairement d'origine asiatique. La localité est située près du sommet de la colline récemment capturé de Tal Malah. En effet, l’avancée de l’armée syrienne dans le nord-ouest de Hama dimanche soir a ouvert la voie à la réouverture d’une importante route reliant deux places fortes de l'armée syrienne. L’avancée de la nuit dernière par l’armée syrienne marque un premier gain stratégique depuis juin quand les forces syriennes ont réussi à reprendre le contrôle du nord-ouest de Hama.

Avec la reprise de Tal Malah, dimanche, l’armée a pu ouvrir la route principale reliant Mahardah à Suqaylabiyah, a annoncé Al-Masdar News.

Le lendemain, l’armée syrienne a commencé à fouiller les zones reprises, découvrant plusieurs véhicules détruits et de nombreux corps des terroristes de Hayat Tahrir al-Cham et Jaysh al-Izza. Après plusieurs jours de bombardements, l’armée syrienne a repris les villages d’al-Jabeen et de Tal Malah que les terroristes contrôlaient depuis début juin dans la province de Hama, dans le nord-ouest du pays. L’agence de presse officielle syrienne SANA rapporte que l’armée contrôle totalement les deux villages et poursuit ses opérations contre les groupes terroristes dans le nord de la province de Hama et dans le sud de celle d’Idlib.

Avec le gain stratégique de mardi, l'armée syrienne se trouve désormais à moins de trois kilomètres du principal QG des terroristes de Jaysh al-Izza, implanté à Kafr Zita.

Les forces syriennes ont lancé leur offensive fin avril contre la région d’Idlib, dernière enclave sous contrôle des terroristes largement soutenus par la Turquie mais aussi par les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN. Les Américains font tout pour traîner en longueur les combats à Idlib et empêcher ainsi l'armée syrienne et ses alliés de mettre le cap sur l'est de l'Euphrate où Washington tente, tant bien que mal, de s'emparer des richesses pétrolières syriennes. Ainsi, Idlib est stratégiquement prioritaire, car les terroristes s’attaquent aux positions de l'armée syrienne et russes et à la zone de Lattaquié, relativement préservée depuis le début du conflit. De plus, la route entre Damas et Alep est coupée par les milices pro-Ankara. C’est la raison pour laquelle la Turquie multiplie les postes d’observation à Idlib et ne respecte pas les accords. Ceci dit les agissements US à Deir ez-Zor n'échappent pas non plus à l'armée syrienne, à l'Iran et à la Russie.

La Défense russe a dénoncé lundi le vaste réseau de contrebande du pétrole syrien dirigé par les États Unis et qui emploie pas moins de 3000 mercenaires des sociétés dites privés US, déployés en Syrie.

Interviewé mardi 30 juillet par Al-Mayadeen, l'ex-ambassadeur US en Syrie et architecte de la guerre, Robert Ford n'est pas allé par quatre chemins pour affirmer que son pays ferait tout pour créer à la fois une zone tampon dans le nord syrien et empêcher tout contacte entre l'Irak et la Syrie, que ce soit en exerçant des pressions sur Bagdad ou encore en renforçant la présence US à al-Tanf.
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