Date de publication23 Jul 2019 - 15:26
Code d'article : 430994

Riyad souhaite le bienvenu aux forces américaines

Taghrib (APT)
L’enthousiasme de Riyad pour la présence des militaires américains sur son sol témoigne de l’incapacité du royaume à se défendre, malgré les armes dernier cri à sa possession et dont la valeur se chiffre à des centaines de milliards de dollars.
Riyad souhaite le bienvenu aux forces américaines
Dans un article signé Abdullah al-Otaibi publié ce lundi 22 juillet, le site d’information Al-Arabiya annonce en grande pompe le retour des militaires de l’armée américaine après 29 ans sur les territoires de l’Arabie saoudite, et ce à la demande du roi saoudien.

Pour l’auteur, il s’agit d’une question historique d’une grande importance arguant que l’instabilité politique et les déséquilibres majeurs dans la région depuis plus de deux décennies ont provoqué une telle décision.

La coalition de guerre que les États-Unis veulent créer contre l’Iran semble avoir provoqué du remue-ménage.

S’inquiétant du statut de l’Arabie saoudite dans le changement de l’équilibre des puissances dans la région, Al-Otaibi a évoqué le renforcement du rôle de l’Iran et de la Turquie ainsi que l’entrée de la Russie dans la région.

Al-Otaibi a prétendu que les actions de l’Iran dans le golfe Persique et le détroit d’Hormuz se renforcent considérablement qualifiant de préoccupante la destruction du drone américain par les forces aérospatiales du CGRI dans l’espace aérien de l’Iran, la saisie des pétroliers britanniques pour avoir violé les réglementations maritimes et la reprise de l’enrichissement de l’uranium suite au retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire, conclu en 2015.

Quant à l’Iran, l’auteur saoudien a en outre mis en cause l’influence de l’Iran en Irak, en Syrie et au Yémen, notant la montée en puissance du Hezbollah libanais en faveur des politiques du Liban.


Al-Otaibi indique que les démarches militaires, politiques et stratégiques de la Turquie contribuent également à la perturbation des équilibres des puissances dans la région accusant Ankara d’avoir violé la souveraineté de la Syrie et de l’Irak dans le cadre d’une politique expansionniste.

Al-Otaibi reproche notamment à Ankara de s’écarter des États-Unis, mais de s’approcher de la Russie. Pour l’auteur, l’entrée de la Russie dans la région et ses bases militaires en Syrie signifient la nécessité de la révision des équations politiques et militaires au Moyen-Orient.

Otaibi se réjouit que les États-Unis aillent étendre leur présence dans la région pour contrer la puissance de l’Iran.

Or, l’enthousiasme dont fait preuve le journaliste saoudien témoigne de l’incapacité de l’Arabie saoudite à se défendre et ce en dépit de l’achat de milliards de dollars d’armes et l’indépendance du pays envers un pays étranger.

L'auteur avoue d'ailleurs quoique implicitement que la présence des Américains sur le sol saoudien est un aveu d'échec et d'impuissance.

Une chaîne d’actualité américaine a fait état de l’accord de Riyad sur le paiement d’une partie des frais du stationnement des forces américaines sur son sol et Newsweek a annoncé le déploiement de 500 effectifs, des bombardiers F-22 et d’autres avions américains avant août 2019 en Arabie saoudite.
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