Date de publication9 Jul 2019 - 11:27
Code d'article : 428771

L'Iran se dirige droit vers l'enrichissement à 20%

Taghrib (APT)
Le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a annoncé ce lundi 8 juillet que notre enrichissement d'uranium était déjà passé de 3,67% à 4.5%.
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« Actuellement, le niveau de l’enrichissement correspond aux besoins des réacteurs du pays », a affirmé le porte-parole de l’OIEA, Behrouz Kamalvandi, dans une interview avec l’agence de presse Fars News.

D’après Behrouz Kamalvandi, pour fournir du combustible aux réacteurs de puissance, l’on utilise différents niveaux d’enrichissement allant jusqu’à maximum 5%.

« Étant donné que des échantillons de la matière enrichie ont été collectés par les inspecteurs et transférés à Ispahan, on s’attend à ce que les résultats de l’analyse des matières ainsi que le niveau exact de l’enrichissement soit déterminé ce lundi après-midi au plus tard par les inspecteurs, avant d’être remis à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », a précisé Behrouz Kamalvandi.

Avec l’expiration du deuxième délai de 60 jours donné aux autres parties signataires de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (Plan global d’action conjoint, PGAC), l’Iran a franchi, dimanche 7 juillet, un deuxième pas dans le sens de la réduction de ses engagements.

Pour annoncer cette mesure, le porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne a participé dimanche à une conférence de presse conjointe avec le vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqtchi et le porte-parole du gouvernement, Ali Rabiei.

« Nous réserverons et nous enrichirons de l’uranium autant que de besoin », ont affirmé le porte-parole de l’OIEA et le vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

 Lors de ce point de presse, le porte-parole de l’OIEA, Behrouz Kamalvandi, a affirmé :

    « Le délai de 60 jours expire aujourd’hui. Conformément aux ordres reçus du bureau de présidence de la RII et du président du Conseil suprême de la sécurité nationale, nous devions franchir le deuxième pas et nous l’avons fait. Si dans notre première démarche, nous avions besoin de temps pour augmenter le plafond de la production d’eau lourde ou encore nos stocks d’uranium à plus de 300 km, concernant notre deuxième démarche, nul besoin de prendre du retard. Et le deuxième pas vient d’être franchi. Sur ce fond, nous avons déjà remis au représentant de l’AIEA en Iran, une copie des changements qui se sont produits et des travaux techniques devront se terminer d’ici quelques heures. C’est ainsi que commence le processus de l’enrichissement à un niveau supérieur à 3,67%. »

 Hier, dimanche, M. Kamalvandi a rappelé aussi que l’Organisation de l’énergie atomique était censée prendre en compte les besoins de l’Iran et des Iraniens et ce, à trois égards : les réacteurs de puissance, les réacteurs de recherche pour les besoins à long terme. 
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