Date de publication18 Jun 2019 - 17:10
Code d'article : 425602

Version américaine des attaques de pétroliers en mer d’Oman n'est pas acceptable

Taghrib (APT)
Après les accusations formulées par le Secrétaire d’État et le secrétaire à la Défense par intérim des États-Unis à l’encontre de l’Iran au lendemain des attaques de jeudi ayant provoqué des incendies à bord de deux pétroliers en mer d’Oman, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont déclaré qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes à l’appui de la version américaine.
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Selon The Independent, les membres du Conseil européen, réunis ce lundi 17 juin, se sont dits pour l'ouverture d'une enquête indépendante par les Nations Unies.

Les preuves anti-iraniennes de l’Amérique autour des attaques des deux pétroliers en mer d’Oman n’ont pu convaincre aucun pays. Par contre, certains pays se préoccupent des répercussions néfastes d’un éventuel conflit dans le golfe Persique sur l’économie mondiale. Et ceux-ci appellent les parties en lice à se montrer patients. C’est ainsi qu’en réaction aux accusations US contre l’Iran dans l’affaire des deux pétroliers attaqués en pleine mer d’Oman, la Russie a appelé à de la retenue. Moscou a affirmé également n’avoir aucun plan destiné à "renforcer sa présence militaire en mer d'Oman". Pour la Russie, il n'existe aucun danger qui pèse contre la navigation des pétroliers russes. Simultanément, le Japon souhaite une évaluation sobre des preuves anti-iraniennes de Washington.

La Russie et le Japon plaident pour les enquêtes plus sobres sur les attaques de pétroliers en mer d’Oman.

Alors que les Américains ont du mal à vendre leur version des faits concernant la double attaque qui a visé les deux pétroliers en mer d'Oman, de nouvelles informations fort embarrassantes, apparaissent sur la toile. Ces informations tendent à tirer au clair la nature des "objets" qui auraient provoqué les deux explosions à bord des pétroliers. L'Amérique accuse le Corps des gardiens de la Révolution islamique d'avoir miné les bâtiments et d'avoir été assez naïve de s'exposer aux caméras des forces américaines. Une vidéo bien granuleuse a d'ailleurs été publiée mettant en scène des soi-disant commandos du CGRI en pleine manœuvre. Le seul ennui : personne n'a cru à cette sordide histoire à commencer par les alliés les plus proches de Washington.

Deux pétroliers, le Front Altair et le Kokuka Courageous, respectivement sous pavillon des îles Marshall et du Panama, ont été vraisemblablement attaqués le jeudi 13 juin en mer d’Oman, près du détroit d’Ormuz, ont fait savoir leurs compagnies maritimes.

L’Iran a rejeté les accusations américaines « sans fondement ». « Que les États-Unis aient immédiatement sauté sur l’occasion pour lancer des allégations contre l’Iran, fait apparaître en pleine lumière le fait qu’ils [Washington et ses alliés arabes, NDLR] sont passés au plan B : celui du sabotage diplomatique et du maquillage du terrorisme économique contre l’Iran », a répondu le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.


Les USA accusent l'Iran d'avoir collé des mines sur le coque des pétroliers, lesquelles auraient provoqué les explosions le 12 juin, mais les membres d'équipage parlent des "objets volants"...

En termes de suivisme dangereux envers les Américains, suivisme propre à le faire plonger dans d'interminables cloaques, le gouvernement de Sa Majesté Elisabeth II a franchi cette semaine un palier : son ministère des A. E. a accusé l'Iran d'implication dans la double explosion de pétroliers survenue jeudi en mer d'Oman. Pour une Grande-Bretagne qui se dit ne pas partager le même point de vue que l'Amérique de Trump sur le dossier nucléaire iranien et sur le PGAC, ce misérable suivisme est bien trop risqué.

Réagissant à cette position, l’ambassadeur britannique a été convoqué au ministère iranien des A.E.

 
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