Date de publication22 May 2019 - 19:48
Code d'article : 421504

La coalition saoudienne surprise par le progrès de l'Ansarullah

Taghrib (APT)
L’éditorialiste de Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan, estime que l’optimisation des capacités militaires d’Ansarallah permet au Yémen de mieux se défendre face aux agressions de la coalition saudo-émiratie.
La coalition saoudienne surprise par le progrès de l
Abdel Bari Atwan a évoqué les opérations couronnées de succès de sept drones d’Ansarallah qui ont volé plus de mille kilomètres pour attaquer deux raffineries de pétrole saoudiennes à l’ouest de Riyad et il a estimé que l’optimisation rapide des capacités militaires d’Ansarallah et de l’armée yéménite avait surpris de nouveau les forces d'agression.

Atwan écrit : « Ces dernières semaines, Ansarallah s’est concentré sur ses opérations balistiques. Les forces yéménites ont tiré, jusqu’à présent, 218 missiles sur des cibles situées dans la profondeur du territoire saoudien, dont l’aéroport King Abdelaziz à Djedda et l’aéroport King Khaled. »

L’auteur rappelle qu’Ansarallah et l’armée yéménite avaient tiré en 2017 des missiles Borkan MH pour attaquer une raffinerie saoudienne sur le littoral de la mer Rouge et des missiles sophistiqués Bard-1, il y a quelques jours, sur la base militaire King Fayçal à Jizan.



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Maintenant, il y a de nouvelles inquiétudes pour la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et ses alliés occidentaux, car les forces yéménites sont désormais en mesure de se servir de drones de grande taille, d’une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres, capables de transporter plus de 100 kg d’explosifs. « Ces drones peuvent voler à basse altitude pour mettre la confusion dans les activités de la DCA saoudienne. Abdel Bari Atwan ajoute que Qasif-1 et le Samad-3 sont les plus sophistiqués et les plus efficaces.

L’éditorialiste de Rai al-Youm écrit que la première grande surprise pour le régime saoudien s’est produite en janvier 2017 quand un drone yéménite a attaqué al-Anad, une base stratégique de l’armée saoudienne alors qu’une manœuvre militaire s’y déroulait en présence de plusieurs généraux des forces loyales au président démissionnaire Mansour Hadi. Lors de ce bombardement, des dizaines de mercenaires ont été tués.

Abdel Bari Atwan met l’accent ensuite sur le processus rapide de sophistication des drones fabriqués par les Yéménites. Les premiers drones yéménites ne volaient qu’une distance inférieure à un kilomètre et ne transportaient aucune arme. Les derniers drones d’Ansarallah ont une autonomie de mille kilomètres et ils sont capables de transporter des bombes et des missiles. L’important, aux yeux d’Atwan, c’est que ces engins soient fabriqués de A à Z par les Yéménites eux-mêmes. Les experts occidentaux estiment que le coût de la fabrication de chacun de ces drones est entre 300 et 1000 dollars. « Or, chaque missile du système Patriot coûte 4 millions de dollars », rappelle Abdel Bari Atwan.

L’éditorialiste de Rai al-Youm cite les propos de Mohammed Ali al-Houthi, président du Comité révolutionnaire yéménite qui a déclaré que les forces yéménites avaient déjà établi une liste de 300 cibles saoudiennes et émiraties qui seront bientôt attaquées, si Riyad et Abou Dhabi continuent leur agression contre le peuple yéménite.

 
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