Date de publication22 May 2019 - 19:46
Code d'article : 421503

Pompeo désavoué par les Renseignements US

Taghrib (APT)
Les milieux de renseignement des États-Unis n’ont aucune preuve apte à prouver une coopération quelconque entre l’Iran et Al-Qaïda.
Pompeo désavoué par les Renseignements US
Selon le journal américain Daily Beast, cette question compliquerait tout éventuel effort visant à plaider la cause de la guerre avec l’Iran.

Selon un article paru par journal américain Daily Beast, un haut responsable du gouvernement américain a déclaré aux membres du Congrès que les services de renseignement des États-Unis n’avaient aucune preuve sur l’existence d’une coopération entre l’Iran et le réseau Al-Qaïda.

Alors que les tensions sur la donne américano-iranienne ne cessent de s’aggraver, cette conclusion, relayée par trois sources proches du dossier, pourrait, selon Daily Beast, compromettre les bases juridiques potentielles d’une confrontation avec l’Iran.

Ces évaluations faisaient l’objet d’un briefing confidentiel avec des dizaines de membres de la Chambre des représentants à Capitol Hill. À en croire les trois sources susmentionnées, l’un des responsables étant à l’origine de ces évaluations a affirmé que le gouvernement américain n’avait aucune preuve d’une coordination opérationnelle entre Téhéran et « le groupe terroriste responsable du 11 septembre », en ce qui concerne « les menaces qui se profilent à l’heure actuelle dans la région », ajoute le journal.


« La plupart des décisions prises par les Iraniens répondent à notre attitude très agressive dans la région », estiment des législateurs US et des responsables du renseignement américain.

Sans remettre aucune preuve, lors d’une conférence de presse le mois dernier, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a prétendu que les liens entre Al-Qaïda et l’Iran étaient « bien réels ».

Certains ont dit alors qu’à travers ces allégations, le secrétaire d’État cherchait à préparer les opinions à une intervention militaire contre l’Iran. Car selon la loi américaine, au cas où le gouvernement réussit à argumenter qu’une partie quelconque, que ce soit un pays ou un groupe, représente une menace pour la sécurité des États-Unis, il pourra prendre des mesures militaires contre elle, sans aucun besoin d'obtenir au préalable une autorisation du Congrès américain.

Après quelques agissements et actes de provocation, les États-Unis ont pourtant annoncé qu’ils ne cherchaient pas la guerre avec l’Iran.

Le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, John Bolton avait pourtant annoncé il y a quelques semaines que l’armée américaine avait envoyé le porte-avions USS Abraham Lincoln dans le golfe Persique, pour « contrer la menace iranienne ». Peu de temps après, il est devenu clair que ces renforts entraient dans le cadre d’un scénario prémédité.

Entre un durcissement des pressions et une levée partielle ou complète des sanctions anti-iraniennes, le choix reste difficile pour les États-Unis. Une fois avoué, leur échec serait peut-être plus facile à vivre.

Dans des rapports séparés, deux médias américains ont écrit que le président Trump essayait d’éviter une confrontation militaire avec l’Iran. Ils ont écrit que Donald Trump n’appréciait pas beaucoup que certains de ses conseillers suggèrent que les États-Unis sont sur le point d’entrer en guerre avec l’Iran.

Citant des sources bien informées, le site web de la chaîne CNN a écrit qu’une vaste intervention militaire contre l’Iran serait destructrice pour Donald Trump sur le plan politique.

Le journal Washington Post aussi a relaté les dires de plusieurs autorités américaines, pour dire que Donald Trump privilégiait l’approche diplomatique pour résoudre les tensions et qu’il était pour le dialogue direct avec l’Iran.

 
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