Date de publication22 May 2019 - 18:26
Code d'article : 421490

La Syrie est plus puissante que les estimations prévues

Tqghrib (APT)
Quelques semaines après le déploiement du système de missiles THAAD en Israël et en Arabie saoudite et alors que certaines informations font état de la volonté américaine de déployer ce même système à l'ouest de l'Irak, les milieux américains suivent avec inquiétude de nouveaux testes de missiles de courte portée nord-coréens. Pas tant parce que ces missiles présentent un danger pour le voisin du Sud mais surtout parce que, vu les contacts de plus en plus élargis de Damas avec Pyongyang, il est fort possible que des Kimskandar, ces avatars de missiles Iskandar russes que la Corée du Nord vient de tester avec succès fassent bientôt leur apparition en Syrie.
La Syrie est plus puissante que les estimations prévues
Selon des responsables américains, le missile nord-coréen à courte portée récemment mis à l’essai est très similaire à celui d’Iskander, en Russie. Il peut également esquiver les systèmes de défense antimissile américaine.


Les test de missiles à courte portée nord-coréens inquiète Washington. Mais pas que. Israël a de quoi s'inquiéter.

« Un missile volant à basse altitude avec système de guidage par satellite, comme le missile nord-coréen, est potentiellement beaucoup plus difficile à intercepter pour les systèmes anti-missiles américains installés en Corée du Sud », a déclaré à Los Angeles un responsable américain qui souhaitait rester anonyme.

« Certains experts ont surnommé le missile « Kimskander » en raison de sa ressemblance avec un missile russe à courte portée, appelé « Iskander ». Les similitudes incluent le moteur à combustible solide et quatre ailettes sur sa queue pour effectuer des ajustements de trajectoire en plein vol », indique le rapport. Trois missiles ont été testés les 4 et 9 mai en provenance du nord-ouest de la Corée du Nord. Ils ont suivi une trajectoire basse, ne quittant jamais l’atmosphère terrestre, et ont parcouru environ 300 km avant de plonger dans la mer du Japon.


Le leader nord-coréen a ordonné à l’armée de renforcer ses capacités de frappe alors qu’il dirigeait un autre tir de missiles.

Le missile balistique Iskander fabriqué en Russie est nommé « SS-26 Stone dans la classification de l’OTAN » et est lancé depuis un lanceur mobile et aérotransportable qui rend difficile sa détection. Ses cibles sont par exemple les concentrations de troupes et de matériels, les sites bien défendus ou encore les installations industrielles et de communications.

Des agences de presse occidentales évoquent de plus en plus la présence des unités de militaires nord-coréens en Syrie où ces derniers épaulent l'armée syrienne. Francetvinfo affirmait le 28 mars dans son article la présence des unités de forces spéciales nord-coréennes, Chulma 1 et Chulma 7 en Syrie, ce qui n'a pourtant rien d'étonnant au vu des relations qu'entretiennent Pyonyang et Damas depuis longtemps. Une partie de l'arsenal balistqiue syrien a été conçu avec l'aide nord-coréenne et un renforcement des coopérations pourrait contribuer largement à l'optimisation de ce même arsenal qui contient entre autres les systèmes portatifs de défense aérienne, lanceurs de Scuds, vieux tanks russes T54 et T55 modifiés.

Kim Jong-un a officiellement manifesté son soutien à Bachar al-Assad mais n’avait jamais jusque là reconnu une implication directe dans le conflit syrien. Les choses commencent visiblement à changer au grand dam surtout d'Israël dont les frappes sporadiques contre le territoire syrien s'inscrivent dans la durée.  

 
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