Date de publication20 May 2019 - 17:18
Code d'article : 421090

Le régime hébreu ne veut pas la paix dans la région

Taghrib (APT)
Les 17 et 18 avril, des projectiles ont été tirés depuis Israël contre la banlieue sud et sud-ouest de Damas. Ces frappes, violemment repoussées par la DCA syrienne, auraient impliqué des drones pour la première et quelques missiles pour la seconde. Mais à quoi joue Israël ?
Le régime hébreu ne veut pas la paix dans la région
Ancien diplomate et expert des questions politiques, Ahmad Dastmaltchiyan estime que les attaques israéliennes sont loin d’avoir des objectifs militaires précis. Il s’agit surtout d’une manœuvre de diversion destinée à reléguer au second plan les événements qui ont secoué en début de semaine les Émirats et l’Arabie saoudite, deux alliés arabes de Tel-Aviv. L’explosion des pétroliers dans le port émirati de Fujaïrah ainsi que les attaques au drone visant des sites d’Aramco en Arabie saoudite ont littéralement éliminé Israël de la scène, le réduisant au rang de simple supplétif des USA. Des agences font état de la teneur des contacts téléphoniques entre Pompeo et Netanyahu, laquelle est loin d’être rassurante pour les Israéliens. L’Americain aurait vivement conseillé à l’Israélien de rester en dehors de la mêlée irano-américaine et d’éviter tout commentaire.


La DCA syrienne a violemment repoussé ce qui ressemblait à une nouvelle frappe israélienne visant l’aéroport militaire de Mezzeh. Mais pourquoi Israël a-t-il tenté de frapper Damas ?

L’expert explique que les explosions à Fujaïrah et les attaques sur les sites pétroliers de l’Arabie saoudite avaient fait l’effet d’une bombe et risquaient d’avoir un impact bien plus durable que ce que laissent croire les mass médias. Contré par les États-Unis, quasi éliminé de la course tout comme ses alliés, Israël tente donc d’apporter sa pierre à l’édifice pour rééquilibrer le rapport des forces qui se dessine désormais entre l’Iran, la Russie et la Chine d’une part, et les États-Unis de l’autre. Les raids israéliens consistent surtout à provoquer une réaction émotionnelle de la Résistance, d’où le tir de projectiles israéliens contre Quneitra et le sud de Damas, zone particulièrement sensible pour la Résistance.

Mais Israël a bien tort : les frappes au missile palestiniennes des 4 et 5 mai ont bien prouvé à quel point le régime israélien est vulnérable. Samedi, de très fortes explosions ont frappé en pleine Tel-Aviv une base militaire israélienne, information que les médias sionistes ont passée sous silence. À l’approche de l’annonce du Deal du siècle, Israël devra surtout veiller à sa situation interne. Les missiles ne sont qu’un seul aspect de la puissance de la Résistance. Après tout, les événements de Fujaïrah ou les frappes d’Ansarallah contre Aramco pourraient bien se reproduire sur le sol israélien. Vu le flou qui entoure les informations concernant les explosions dans une base israélienne à Tel-Aviv, cela ressemblerait plutôt à une première opération d’infiltration sur le sol saoudien, conclut l’analyste.

 
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