Date de publication15 May 2019 - 11:51
Code d'article : 420219

La politique de Trump ne marche pas avec l'Iran

Taghrib (APT)
Le deux poids deux mesures de Trump ne séduira pas l’Iran. Les médias occidentaux estiment que conscientes de la méthode infructueuse que Trump emploie avec la Corée du Nord, les autorités iraniennes sont assez intelligentes pour ne pas emboîter le pas à leurs homologues nord-coréens dans le dossier nucléaire.
La politique de Trump ne marche pas avec l
Une édition hebdomadaire du magazine d’information politique Atlantic examine dans un article l’inanité du jeu coréen de Trump envers l’Iran. À en croire le commentateur, le jeu coréen de Trump sur le dossier nucléaire iranien ne fonctionne pas.

L’article commence par un petit titre sur un ton impérieux du président américain s’adressant aux responsables iraniens : « Appelez-moi ! » L’auteur y ajoute par la suite la riposte sans surprise d’un haut commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) qui a refusé l’approche démagogique du locataire de la Maison-Blanche.

Le président américain jongle avec les crises en Iran, en Corée du Nord et au Venezuela aux dépens des États-Unis.

Le jeu de Trump avec la Corée du Nord ne fonctionne pas avec l’Iran

Kathy Gilsinan, auteur de l’article, déclare que Trump avait pris la même approche envers l’Iran qu’il avait dernièrement adoptée dans le dossier nucléaire nord-coréen.

La journaliste d’Atlantic écrit :

« Le récent échange verbal entre le président américain et le CGRI révélait quelque chose d’intéressant : Trump avait repris son jeu nord-coréen — utilisant le langage de la pression maximale tout en encourageant les responsables iraniens à le rejoindre à la table des négociations — lesquelles pourraient, selon lui, se dérouler même à Téhéran. »

Selon l’article, le fait que le président Trump se donne en spectacle comme cela fait suite à plusieurs jours de tensions croissantes entre Washington et Téhéran. Et cela, juste après que les faucons à l’administration américaine ont mis de l’huile dans le feu dans le but d’exacerber les tensions entre Téhéran et Washington. L’auteur précise dans ce contexte :

« Le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a annoncé dimanche dernier que des navires de guerre américains se dirigeaient vers le Moyen-Orient en raison de menaces iraniennes dans la région. »

Présent à l’exercice militaire, le jeudi 9 mai, le leader nord-coréen a ordonné le renforcement de la capacité de frappe militaire de l’armée.

Avant les négociations avec le leader nord-coréen, Kim Jong-un, Donald Trump a rendu aussi conflictuelle que possible la situation prévalant dans la péninsule de Corée. Dans le même cadre, il a menacé sur Twitter Pyongyang d’une frappe atomique. En même temps, il a appelé son secrétaire d’État à suspendre ses consultations avec les autorités nord-coréennes. C’était ainsi que la stratégie de Trump a porté ses fruits et que Kim a exprimé sa disponibilité pour rencontrer le président américain.

Karim Sadjadpour, expert iranien à la Fondation Carnegie, confie à Atlantic :


« L’hostilité envers les États-Unis n’est pas aussi inhérente à l’identité de la Corée du Nord qu’à l’Iran ». […] En fait, l’un des objectifs de Kim Jong-un viserait à entretenir des relations normales avec les États-Unis… alors que le Guide suprême de l’Iran considère la normalisation avec les États-Unis comme une menace existentielle plus grande que l’hostilité persistante. »

L’auteur de l’article réaffirme que la politique de Trump envers Pyongyang ne sera guère utile sur le dossier nucléaire iranien.

 
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