Date de publication13 May 2019 - 14:32
Code d'article : 419890

Plateau du Golan : un site a été trouvé pour accueillir la colonie «Trump» sur les territoires occupés

Taghrib (APT)
Après avoir annoncé fin avril qu'une colonie serait fondée en l'honneur du président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien a affirmé ce 12 mai que le site censé l'accueillir sur le plateau du Golan avait été sélectionné.
Plateau du Golan : un site a été trouvé pour accueillir la colonie «Trump» sur les territoires occupés
Benjamin Netanyahou a annoncé ce 12 mai qu'un site pour une nouvelle colonie portant le nom du président américain Donald Trump avait été choisi sur la partie du plateau du Golan syrien occupée par Israël.

«J'ai promis que nous allons fonder une implantation du nom du président Trump», a déclaré Benjamin Netanyahou au début du conseil hebdomadaire des ministres. «Je tiens à vous informer que nous avons déjà sélectionné un site sur les hauteurs du Golan où cette nouvelle communauté sera établie et le processus est en cours», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre israélien avait annoncé le mois dernier qu'une colonie israélienne sur le Golan occupé allait porter le nom du président américain pour le remercier d'avoir reconnu la souveraineté d'Israël sur la partie de ce territoire syrien annexé illégalement par le régime hébreu. L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion et considère qu'Israël occupe cette partie du plateau du Golan. Les colonies, des implantations civiles israéliennes dans des territoires occupés, sont illégales au regard du droit international.

Le président américain avait reconnu, le 25 mars, la souveraineté d'Israël sur la partie du Golan qu'Israël avait prise à la Syrie pendant la guerre des Six Jours de 1967 puis annexée en 1981. Environ 18 000 Syriens appartenant à la communauté druze - dont la plupart refusent la citoyenneté israélienne - vivent toujours dans le Golan occupé, où se sont installés quelque 20 000 colons israéliens dans 33 colonies de peuplement.

Donald Trump a adopté depuis sa prise de fonctions une politique de soutien sans faille au régime hébreu. Il a notamment reconnu unilatéralement Al-Qods (Jérusalem) comme la capitale d’Israël, alors que les Palestiniens souhaitent faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée par le régime hébreu depuis 1967, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

 
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