Date de publication11 May 2019 - 16:06
Code d'article : 419567

La guerre médiatique est une tentative de compenser ses défaites sur le terrain

Taghrib (APT)
Le maréchal Khalifa Haftar, commandant de l’Armée nationale libyenne, qui a tenté il y a peu d’occuper Tripoli, se livre actuellement à une campagne de propagande contre le Gouvernement d’union nationale.
La guerre médiatique est une tentative de compenser ses défaites sur le terrain
En effet, cette guerre médiatique vise à compenser les revers successifs essuyés sur le champ de bataille face aux forces du Gouvernement d’union nationale. Les forces de Haftar s’efforcent d’occulter leurs défaites, selon une analyse publiée ce vendredi 10 mai par l'agence de presse Mehr News.  

Un exemple de cette guerre psychologique est la campagne de propagande que les médias proches de Haftar ont récemment lancée. Ces médias ont annoncé que les forces liées à Khalifa Haftar avaient réussi à abattre un avion de combat du Gouvernement d’union nationale au-dessus de tripoli.  

Cette information n’a pas tardé à être démentie par le Gouvernement d’union nationale. « La réalité est que les forces de Haftar tentent de compenser leurs défaites sur le terrain en menant une campagne médiatique de propagande », a affirmé le porte-parole des forces armées du Gouvernement d’union nationale, Mohamed Gnnounou.

Cette guerre médiatique a favorisé la réapparition de daechistes dans ce pays. « Les forces commanditées par Khalifa Haftar ont contribué à la résurgence de Daech en Libye », a-t-il expliqué.

Cette campagne de propagande intervient alors que Haftar est soutenu par les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

Selon un rapport auquel l’AFP a eu accès lundi, des experts de l’ONU enquêtent sur une possible implication militaire des Émirats arabes unis dans le conflit en Libye, après des tirs de missiles en avril par des drones similaires à ceux dont dispose l’armée émiratie.

Les missiles air-sol utilisés sont de type Blue Arrow, notent dans ce rapport confidentiel les experts, qui ont étudié des photos de fragments de ces armes après leur utilisation les 19 et 20 avril dans la banlieue sud de Tripoli. Seuls trois pays — la Chine, le Kazakhstan et les Émirats arabes unis — disposent à la fois de ses missiles et du drone de fabrication chinoise Wing Loong.

Ce qui semble évident c’est que Haftar a l’intention de dominer les pays du Maghreb arabe et à cet effet il ne lésinerait sur aucun moyen, que ce soit une guerre médiatique, psychologique ou de propagande.

 
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