Date de publication24 Mar 2019 - 10:44
Code d'article : 410433

Syrie : Damas parle de «bluff» des kurdes soutenus par les Etats-Unis

Taghrib (APT)
A la suite de la porte-parole de la Maison Blanche, les Forces démocratiques syriennes ont proclamé l'élimination totale de Daech en Syrie, après la conquête de l'enclave de Baghouz. Un événement largement relayé par Donald Trump et Emmanuel Macron.
Syrie : Damas parle de «bluff» des kurdes soutenus par les Etats-Unis

Ce 23 mars, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont annoncé avoir conquis l'enclave de Baghouz encore tenue par Daech, dans le gouvernorat de Deir ez-Zor dans le nord-est de la Syrie. Le porte-parole des FDS, coalition arabe à forte dominante kurde soutenue par les Etats-Unis, a affirmé que Daech avait subi une «élimination totale» et une «défaite territoriale à 100%».



Le village de Baghouz, dans la banlieue de Deir-ez Zor, était sous la coupe des terroristes de Daesh depuis plusieurs années, avant d'être investi en janvier 2019 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une vaste coalition composée de combattants arabes et kurdes de Syrie, soutenue par les Etats-Unis et leurs alliés. Les insurgés avaient toutefois réussi à reprendre des positions. Depuis, le secteur a été lourdement pilonné malgré la présence de nombreux civils. Des dizaines de milliers de personnes ont fui, la plupart d'entre elles ayant été transférées vers le camp de déplacés d'Al-Hol (nord-est), où se trouvaient, à la mi-mars, plus de 66 000 personnes, selon le bureau de coordination humanitaire des Nations unies (Ocha).

Baghouz, occasion de redorer le blason de la coalition arabo-occidentale ?

La veille, le 22 mars, Washington avait largement relayé le succès annoncé des FDS. Le président américain Donald Trump s'était présenté aux journalistes avec une feuille de papier montrant l'extension de Daech maximale en 2014, et une carte de la Syrie en mars 2019.

De son côté, le président de la République Emmanuel Macron a également salué, sur Twitter ce 23 mars, la chute du califat de Daech, jugeant qu'un «danger majeur» pour la France avait été «éliminé». Mais d'ajouter, dans le même temps : «La menace demeure et la lutte contre les groupes terroristes doit continuer.»

 
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