Date de publication13 Mar 2019 - 17:33
Code d'article : 408848

Golan : la Suède met en garde Israël

Taghrib (APT)
En visite dans la partie du plateau du Golan annexée par le régime d’Israël, Lindsey Graham, sénateur américain influent et allié du président Donald Trump, a affirmé lundi qu’il œuvrerait pour que les États-Unis reconnaissent la souveraineté israélienne sur cette zone stratégique. Une démarche qui n’a pas plus à Carl Bildt, ministre d’État suédois de 1991 à 1994, puis ministre des Affaires étrangères entre 2006 et 2014.
Golan : la Suède met en garde Israël
Dans un tweet, Carl Bildt a écrit : « La loi internationale, c’est la loi internationale. Si Donald Trump soutient l’annexion israélienne du Golan, comment peut-il contester l’annexion de la Crimée à la Russie ? »

Les efforts de cet ancien ministre d’État suédois pour faire reconnaître l’occupation du Golan par le régime israélien l’ont conduit à dresser un parallèle avec la séparation de la Crimée de l’Ukraine et à son rattachement à la Russie. Pourtant, après le référendum de 2014, les pays européens et les États-Unis ont contesté cette annexion et accusé la Russie de mener une politique d’occupation, avant de lui infliger des sanctions.

Au cours de la guerre de 1967, le régime d’Israël a occupé une grande partie des hauteurs du Golan et ne l’a jamais plus rétrocédée à la Syrie malgré la ratification de nombreuses résolutions onusiennes.

Le Golan est une région hautement stratégique, car elle regorge de sources d’eau douce, et elle est située à seulement 70 km de Damas, à l’intersection de la Syrie, des territoires occupés et de la Jordanie.

Netanyahu se sert de sa relation privilégiée avec le président américain comme argument de campagne, présentant les gains israéliens comme des succès personnels dont ses concurrents seraient incapables, rapportent les médias israéliens.

 
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