Date de publication10 Feb 2019 - 15:29
Code d'article : 401553

une frappe israélienne en perspective après des vols d'espionnages américaine

Taghrib (APT)
Un avion espion américain a été intercepté vendredi près de la base aérienne russe à Hmeimim, dans l’ouest de Lattaquié, a annoncé le journal en ligne Al-Masdar News.
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Selon le compte Twitter d’Intel Sky, un avion espion américain US-RC-135U Combat Sent 45RD 64-14849 aurait été repéré volant le long de la côte libano-syrienne vendredi.

Mardi dernier, deux autres avions d’espionnage américains, un Boeing RC-135V et un Boeing RC-135U avaient survolé des régions proches des deux bases aériennes russes de Hmeimim et Tartous en Syrie. Ces avions ont volé pendant plusieurs heures au-dessus des eaux internationales à une cinquantaine de kilomètres des côtes syriennes à Lattaquié où se situe la base aérienne russe de Hmeimim. Les batteries S-300 et S-400 russes sont déployées sur cette base pour en assurer la protection.

Après des opérations similaires menées par les avions d’espionnage américains, l’aviation israélienne a mené des raids en territoire syrien en septembre dernier, raids visant les cibles russes et syriennes en Lattaquié. Un Il-20 russe avec 15 militaires à bord s'est écrasé dans la foulée de cette attaque.

Ce vol d’espionnage des États-Unis près des côtes syriennes intervient quelques jours à peine après que les photos satellites ont révélé que trois batteries S-300 avaient été installées près de la ville stratégique de Masyaf, dans la banlieue de Hama.

Suivant ces images, trois des quatre lanceurs S-300 sont en position verticale et le quatrième est recouvert d'un filet de camouflage. Il s'agissait de la première image satellite montrant les lanceurs en position dressée depuis leur arrivée de Russie en Syrie en octobre 2018.

Un peu plus tôt, les médias russes avaient annoncé que le système S-300 serait prêt au combat en mars 2019 après la fin des cours de formation destinés aux forces syriennes qui allaient utiliser le système antimissile russe.

D’après les analystes politiques, ce serait le déploiement de ces mêmes S-300 qui aurait poussé Netanyahu à demander à rencontrer le président russe, Vladimir Poutine. Cette rencontre, une première depuis le crash de l'Il-20 russe en septembre, aura lieu le 21 février. Israël s'inquiète surtout de la présence des S-300 à Maysaf, l'aéroport militaire stratégique de l'armée syrienne. En effet, Israël avait largement compté sur les déclarations des sources militaires russes selon lesquelles les missiles S-300 syriens ne seraient opérationnels avant le mois de mars.

 
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