Date de publication8 Feb 2019 - 18:07
Code d'article : 401344

Syrie: les Etats-Unis annoncent un calendrier pour leur sortie

Taghrib (APT)
Le plan du retrait des troupes américaines de Syrie se précise sans qu'aucun plan ne soit mis en place pour protéger leurs alliés kurdes des éventuelles attaques de la Turquie.
Syrie: les Etats-Unis annoncent un calendrier pour leur sortie
Le Pentagone envisage de retirer toutes les forces américaines de Syrie d'ici la fin avril, bien que l’administration de Trump n’ait pas encore élaboré de plan pour protéger ses partenaires kurdes d'une éventuelle attaque turque après le retrait US, ont déclaré d'actuels et anciens responsables de l’administration américaine au Wall Street Journal.

Alors que les combattants soutenus par les États-Unis s'apprêtent à s'emparer des derniers sanctuaires syriens aux mains de Daech, l'armée américaine se concentre sur le retrait de ses forces, programmé dans les prochaines semaines, à la suite d’une ordonnance du président américain.

Donald Trump a annoncé en décembre dernier qu'il retirait plus de 2 000 militaires américains de Syrie, prétendant que le groupe terroriste Daech avait été vaincu et n'était plus considéré comme une menace.
La décision a été mal accueillie à la Maison-Blanche et a amené le secrétaire à la Défense James Mattis à présenter sa démission.

Lors d'une brève déclaration devant les membres de la coalition anti-Daech réunis mercredi à Washington, Donald Trump s’est gardé de pavoiser. "La reprise de 100 % du califat devrait bientôt être annoncée formellement, peut-être la semaine prochaine. Mais je ne veux pas l’annoncer trop tôt", a-t-il déclaré. 

Les responsables militaires américains ont pour leur part averti que quitter la Syrie exposerait les groupes kurdes au nord du pays à de possibles attaques de la Turquie, qui mène sa propre campagne militaire contre ce qu'elle considère comme des groupes terroristes.

Un analyste américain estime que le soutien des militaires US aux terroristes de Daech puise dans les interventions de l’État profond qui est actuellement furieux de la décision de Donald Trump de retirer ses troupes de Syrie.
 
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a, de son côté, déclaré jeudi que les forces militaires turques étaient prêtes à poursuivre la mission militaire américaine en Syrie.

"La Turquie est prête à assumer la responsabilité de lutter contre les terroristes dans les régions syriennes d'où les troupes américaines se seront retirées", a-t-il déclaré lors d'une réunion du Conseil américano-turc. "Les régions syriennes les plus calmes sont celles où la Turquie a assuré la sécurité", a-t-il allégué.

L’Iran se dit disposé à offrir sa médiation entre la Turquie et la Syrie pour que la Turquie retire ses forces du nord syrien et laisse place à l'armée nationale syrienne. Certains analystes y voient une mise en garde de l'Iran à l'adresse d'Ankara.
 
Les États-Unis soutiennent depuis longtemps les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de militants kurdes anti-Damas.

Ankara considère les FDS comme une organisation terroriste et une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), devenu clandestin et qui cherche à créer une région kurde autonome depuis 1984.
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