Date de publication7 Feb 2019 - 14:28
Code d'article : 401185

Au Mali, le processus de désarmement en bon état

Taghrib (APT)
Les miliciens et extrémistes qui suivent la procédure de démobilisation pourront être intégrés dans l’armée, sauf les auteurs de violations des droits humains.
Au Mali, le processus de désarmement en bon état

Cinq mille combattants, dont des insurgés présumés, se sont inscrits dans le processus de désarmement lancé dans le centre du Mali, où les violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts depuis début 2018, a-t-on appris de source officielle, mercredi 6 février.

Fin décembre, Bamako avait annoncé un renforcement de sa présence militaire dans le centre, voisin du Burkina Faso, accompagné d’un programme de désarmement des milices d’autodéfense communautaires à dominante peule ou dozo et des combattants extrémistes.
 
Le gouvernement malien, toujours confronté à la menace extrémiste malgré plusieurs années d’interventions militaires internationales, entend reprendre pied dans cette partie du pays en tirant profit de l’élimination, lors d’une opération menée par l’armée française en novembre, du chef insurgé Amadou Koufa, prédicateur peul à la tête d’un groupe lié à Al-Qaida.

Armes de guerre et fusils de chasse

« A la date butoir du 31 janvier fixée par le premier ministre [Soumeylou Boubeye Maïga], 5 000 combattants ont été enregistrés comme détenant des armes de guerre, dont 600 ont déjà déposé une arme », a déclaré à l’AFP le président de la Commission nationale Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), Zahabi Ould Sidy Mohamed.

« Parmi eux, il y a d’anciens extrémistes et des miliciens de groupes armés », a-t-il ajouté, précisant que parmi les armes déclarées figurent des « armes de guerre » et des « grenades ». Dans la mesure où les affrontements intercommunautaires impliquent régulièrement des groupes de chasseurs traditionnels, « nous allons aussi récupérer les fusils de chasse », a expliqué Zahabi Ould Sidy Mohamed.
 
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