Date de publication22 Jan 2019 - 13:09
Code d'article : 397101

Netanyahu cherche à remporter à tout prix la prochaine élection

Taghrib (APT)
Les premières attaques aériennes d'Israël depuis la désignation du nouveau chef d’état-major de l’armée se sont achevées sur un constat d’échec, note le journal libanais Al-Binaa.
Netanyahu cherche à remporter à tout prix la prochaine élection
« Cinq jours seulement après avoir été désigné nouveau chef d'état-major des forces armées israéliennes, le lieutenant-général Aviv Kochavi a décrété son premier ordre militaire, donnant son feu vert à la décision du chef d'état-major de l'armée de l'air israélienne de frapper dimanche 20 janvier l’aéroport international de Damas », écrit Al-Binaa, faisant référence aux quatre avions de chasse israéliens qui se sont donc envolés depuis la Méditerranée en direction de la capitale syrienne. Mais cette toute première opération aérienne décrétée par le général Kochavi s’est achevée sur un constat d’échec, d’après le journal qui précise :

« Tout comme beaucoup d’autres attaques manquées du régime israélien, la DCA syrienne a su cette fois encore écarter l'attaque aérienne avec une vigilance maximale. Au détriment des ambitions de Benjamin Netanyahu et son nouveau chef d’état-major qui rêvent de viser d’importantes cibles prédéterminées sur le territoire syrien, tous les missiles israéliens ont été détruits. »

Alors pourquoi les autorités israéliennes s'acharnent-elles à vouloir frapper la Syrie, bien qu'elles savent que leurs opérations ne mèneront à rien ? Pour l’auteur de l’article paru sur le site du journal Al-Binaa, le Premier ministre israélien et son chef d’état-major auraient un intérêt commun à poursuivre les agressions contre la Syrie :

« Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu cherche à se faire passer pour un salvateur capable de sauver le cabinet d’une enquête judiciaire embarrassante, tandis que le général Kochavi cherche à se faire passer pour une personnalité puissante ; d’autant plus que l’opinion publique israélienne ne garde de lui que des souvenirs d’échecs. »
Le journal rappelle ensuite les cas d'échecs militaires du général Aviv Kochavi.

« Il était le commandant de l’unité 98 des parachutistes de l’armée israélienne lorsque cette dernière s’est vue obligée en 2005 de se retirer de la bande de Gaza.

Il est en partie responsable de la défaite de l’armée israélienne en 2006 au Liban, suite à quoi il fut désigné chef des renseignements militaires de 2010 à 2014, novembre 2014 plus précisément, avant de prendre le commandement du front nord de l’armée. En mai 2017, il a été désigné chef d’état-major adjoint de l’armée, et voilà qu’aujourd’hui, il est nommé chef d’état-major des forces armées.

L’on pourrait donc en déduire que le général Kochavi a échoué dans la gestion de la guerre contre la bande de Gaza, tout comme il a échoué dans toutes les missions qui ont été par la suite confiées à l’unité des parachutistes dans la guerre contre le Liban. Et pendant toute la période où il était chef des renseignements militaires, il n’a accumulé aucune prouesse remarquable, que ce soit au sud du Liban ou dans le Sud syrien. »
Le journal entre dans les détails pour évoquer le bilan négatif du général Kochavi en Syrie :

« Alors qu'il était le commandant du front du nord, il a échoué sur le front en Syrie. Cet échec semble encore plus grave lorsqu’on se rappelle que le général Kochavi était lui-même à l’origine de l’initiative de créer une zone tampon dans la partie syrienne du Golan. Et à tout cela s’ajoute son échec dans la confrontation avec les forces de la Résistance dans des conflits censés libérer des zones au Golan et dans le Sud syrien de l’occupation des terroristes. 

Netanyahu et Kochavi ont également échoué à réaliser leur plan, consistant à empêcher les forces de la Résistance de se déployer le long du front surplombant le Golan occupé, jusqu’au bassin de Yarmouk. »


Selon l’auteur de l’article, le nouveau chef d’état-major de l’armée israélienne collectionne les échecs en série et c’est une réalité que le Premier ministre Netanyahu est absolument incapable de modifier quoi que ce soit, ni par ses médiocres campagnes médiatiques ni par les déplacements dans les pays arabes du golfe Persique ou en Afrique. Sur ce fond, le journal Al-Binaa résume en trois points les réalités sur la donne d’évolutions régionales :

1. L’aviation israélienne, incapable désormais de pénétrer le ciel libanais ou syrien, est obligée de survoler la Méditerranée afin de pouvoir continuer ses agressions.

2. La mission du nouveau chef d’état-major de l’armée israélienne, soucieux d’insinuer à l’opinion publique israélienne qu’il ne lésinerait sur rien contre la présence iranienne en Syrie, est vouée à l’échec, et ce, dès le début, c’est-à-dire, dès le moment où il donnait son aval à la toute récente frappe aérienne contre Damas.

3. Le général israélien ne fera qu’agrandir sa collection de défaites militaires, face à l’axe de la Résistance qui se prépare avec force et détermination à anéantir le régime usurpateur israélien.

À noter que les informations sur les raids aériens israéliens contre l'aéroport de Damas tombent alors que le gouvernement russe avait mis en garde Israël, vendredi 18 janvier, contre les conséquences des frappes aériennes contre des positions non loin de cet aéroport international.
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