"Gilets jaunes": l'Arc de Triomphe sous les lacrymogènes

Taghrib (APT)
Le troisième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", décidés à maintenir la pression sur le gouvernement, a donné lieu depuis le début de matinée à Paris à de nouvelles échauffourées avec les forces de l'ordre près de l'Arc de Triomphe nimbé de gaz lacrymogène.
date de publication : Saturday 1 December 2018 15:51
Code d'article: 382115
 
 
"200 manifestants pacifiques sur les Champs-Élysées. 1.500 perturbateurs à l'extérieur du périmètre venus pour en découdre", a dénoncé sur Twitter le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, chiffrant en fin de matinée à 59 interpellations, alors que 5.000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés samedi à Paris.
 
Dès 8H45, des manifestants ont tenté de forcer un point de contrôle sur le haut de l'avenue, près de la place de l'Étoile, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes.

En fin de matinée, les échauffourées se concentraient toujours au pied de l'Arc de triomphe, plongé dans un nuage de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP. Les forces de l'ordre faisaient usage de canons à eau contre les manifestants, pour certains encagoulés et masqués.

Avenue des Ternes, un manifestant a été arrêté par des policiers en civil qui avaient revêtu des gilets jaunes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs d'entre eux ont lancé des pavés sur des camions de gendarmes mobiles avenue de la Grande armée, où presque tous les commerces sont fermés.

"Compte tenu des incidents en cours à Paris", le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé qu'il se rendrait vers midi à la préfecture de police de Paris.

Chantal, 61 ans, retraitée des Yvelines, évite de s'approcher des accrochages: "On nous a dit qu'il y avait les casseurs devant". Pour elle, "il faut qu'il (Macron) descende de son piedestal, qu'il comprenne que le problème c'est pas la taxe, c'est le pouvoir d'achat. Tous les mois je dois piocher dans mon livret d'épargne".

Dans un groupe de manifestants venus de Haute-Loire, de Bretagne et de l'Aisne, beaucoup de disaient déçus de ne pas pouvoir manifester normalement avec les heurts qui ont débuté très vite.

D'autres manifestants s'employaient à éteindre les feux de poubelles, a constaté l'AFP.

"Il y a une volonté de casse et ça discrédite un combat légitime qu'exprimaient beaucoup de +gilets jaunes+", a déclaré sur LCI la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Quelques centaines de personnes s'étaient retrouvées dès 8H00 au pied de l'arc de Triomphe, bien avant l'heure prévue du rassemblement à 14H00.
 
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