Les Palestiniens connaissent le vrai visage des Etats-Unis

Taghrib (APT)
Une poignée de main israélo-palestinienne sur la pelouse de la Maison Blanche, Donald Trump en rêverait. Mais 25 ans après les accords d'Oslo, les Etats-Unis sont moins bien placés que jamais pour jouer les médiateurs.
date de publication : Wednesday 12 September 2018 12:20
Code d'article: 358253
 
Le président américain lui-même semble s'être fait à l'évidence: réunir les dirigeants des deux camps pour signer un accord de paix, comme Bill Clinton en 1993 à Washington avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, ou comme Jimmy Carter il y a 40 ans à Camp David avec l'Egypte et l'Etat hébreu, sera compliqué.
 

Novice en diplomatie, l'homme d'affaires républicain a promis à sa prise de fonctions de conclure "l'accord ultime" entre Israéliens et Palestiniens. Il a confié cette tâche à un petit groupe tout aussi inexpérimenté mais réputé proche des positions israéliennes, sous la houlette de son gendre et conseiller Jared Kushner.

 
Après avoir laissé le bénéfice du doute à ce président iconoclaste, les Palestiniens ont gelé tout contact dès fin 2017. Un divorce provoqué par la décision de Donald Trump de reconnaître Al-Qods (Jérusalem) comme capitale d'Israël, en rupture avec des décennies de consensus international qui veut que le statut de la Ville sainte soit confié à la négociation.
 
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