La lutte contre le terrorisme à Idlib est inévitable

Taghrib (APT)
Le président Rohani a déclaré vendredi, lors du sommet tripartite de l’Iran, de la Russie et de la Turquie sur la crise syrienne, que la présence et l’intervention illégales des États-Unis en Syrie, qui a prolongé l’insécurité dans le pays, devaient cesser immédiatement.
date de publication : Saturday 8 September 2018 11:47
Code d'article: 356818
 
La lutte contre le terrorisme à Idlib est inévitable
Le président Rohani a déclaré lors du sommet tripartite sur la Syrie à Téhéran que la lutte contre le terrorisme à Idlib était une partie inévitable de la mission de rétablissement de la paix en Syrie. Il a cependant ajouté qu’il faut protéger les civils.

Le sommet d’aujourd’hui se déroule dans le prolongement des efforts fructueux déployés par les trois pays dans le cadre du processus d’Astana pour lutter efficacement contre le terrorisme et mettre fin à la crise syrienne, sur la base des exigences de la majorité des Syriens, a déclaré le président iranien.

« Ce sommet est également l’occasion de discuter de nos actions communes aux stades actuel et futur », a-t-il ajouté.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré avoir discuté avec ses homologues iranien et turc d’« une stabilisation par étapes » à Idlib. « Nous avons discuté de mesures concrètes pour une stabilisation par étapes dans la zone de désescalade d’Idlib, qui prévoient notamment la possibilité pour ceux qui sont prêts au dialogue de passer un accord », a déclaré M. Poutine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à un cessez-le-feu dans la région d’Idlib au nord-ouest de la Syrie, qui est contrôlée par les terroristes, affirmant qu’un tel accord serait une « victoire » pour leur sommet.

Mais le président russe Vladimir Poutine a répondu qu’il s’opposait à un cessez-le-feu parce que les terroristes du Front al-Nosra et de Daech qui se trouvaient là étaient exclus des pourparlers de paix. « La Syrie devrait reprendre le contrôle de tout son territoire », a-t-il déclaré.

« Étant donné la complexité de la crise syrienne, il était très important que les trois pays [Iran, Russie et Turquie, NDLR] parviennent à établir un cadre commun fondé sur les principes fondamentaux de la préservation de l’intégrité territoriale de la Syrie et le respect de la souveraineté nationale et du droit du peuple syrien à déterminer son avenir en tentant d’étouffer les flammes de la guerre en Syrie », a noté le président iranien.
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