Pékin et Téhéran poursuivent leurs relations économiques

Taghrib (APT)
Faisant fi des sanctions unilatérales américaines, l’Iran et la Chine poursuivront leurs échanges commerciaux et leurs coopérations ordinaires conformément aux engagements internationaux.
date de publication : Saturday 4 August 2018 09:56
Code d'article: 347820
 
Pékin et Téhéran poursuivent leurs relations économiques
Interrogé, lors d’une conférence de presse, sur le refus de Pékin de se plier aux exigences des États-Unis qui les somment de réduire l’achat de pétrole iranien, Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, s’est exprimé en ces termes : « La Chine a une vision claire et décisive de ses relations avec l’Iran et a exprimé à plusieurs reprises sa position sur cette question de manière transparente. »

« Les deux pays entretiennent des relations raisonnables et conformes à la loi internationale et rien de plus », a ajouté Shuang.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la Chine s’était toujours opposée aux sanctions unilatérales et aux exigences imposées par un pays tiers à un autre pays, y compris contre l’Iran.
 
Selon lui, les droits et les intérêts de la Chine devraient être protégés dans les relations internationales, et cela est la position forte et claire de Pékin.

« Washington n’a pas réussi à persuader la Chine de suspendre les importations chinoises de brut iranien lors des négociations, et Pékin a rejeté la demande des États-Unis », a annoncé ce vendredi 3 août le site de l’agence Bloomberg citant deux autorités américaines, membres de l’équipe négociatrice.

Bloomberg a écrit que le rejet par la Chine de la demande formulée par les États-Unis, alors que les deux pays se livrent une guerre commerciale, sabotera les efforts déployés par Donald Trump, président américain, pour isoler l’Iran après son retrait de l’accord nucléaire.

Deux responsables américains ont déclaré, sous le sceau de l’anonymat, que Pékin avait augmenté ses achats de pétrole à l’Iran au lieu de les réduire.

L’administration américaine a négocié la semaine dernière avec les acheteurs de brut iranien, notamment le Japon, l’Inde, la Corée du Sud et la Turquie, en vue de les convaincre d’arrêter leurs importations de pétrole en provenance d’Iran d’ici novembre, mais elle a échoué.

Après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire, les autorités américaines ont déclaré que les acheteurs de brut iranien avaient jusqu’au 4 novembre pour stopper leurs importations de pétrole iranien, faute de quoi ils feront l’objet de sanctions américaines supplémentaires.

Les sanctions supplémentaires américaines imposées aux acheteurs de pétrole iranien, qui interviennent en violation de la loi sur le commerce international, ont suscité des réactions négatives de plusieurs pays, à tel point que certains d’entre eux ont demandé à être exemptés de sanctions et que d’autres s’y sont opposés.

Le volume des échanges commerciaux en 2017 entre l’Iran et la Chine s’est élevé à 37,3 milliards de dollars, accusant une hausse de 19,3 % par rapport à l’année précédente.

Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des quatre premiers mois de 2018 s’élève à 13,2 milliards de dollars, en hausse de 9,3 % par rapport à la même période l’année dernière.

Les exportations de l’Iran vers la Chine s’élevaient à 630 000 barils par jour en 2017. Au cours des quatre premiers mois de 2018, les ventes de pétrole iranien sont restées au même niveau, mais le volume des échanges commerciaux a augmenté d’environ 10 %.
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