Massacre à Gaza: L'ONU vote l'envoi d'une mission d'enquête internationale

Taghrib (APT)
Le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU a adopté vendredi une résolution pour envoyer une équipe internationale spécialisée dans les crimes de guerre enquêter sur les événements à Gaza.
date de publication : Saturday 19 May 2018 11:43
Code d'article: 331738
 
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Seuls deux des membres du Conseil, les Etats-Unis et l'Australie, ont voté contre la résolution, adoptée par 29 des 47 membres, 14 s'abstenant, parmi lesquels la Suisse, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
 
La résolution adoptée appelle à "envoyer de toute urgence une commission internationale indépendante", le niveau le plus élevé d'enquête prévu par le Conseil.

L'équipe doit "enquêter sur les violations et mauvais traitements présumés (...) dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018", y compris ceux qui "pourraient relever de crimes de guerre".

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi aussitôt, rejettant ce vote d'un "organe à majorité automatique anti-israélienne dominé par l'hypocrisie et l'absurdité".

Dans un communiqué à New York, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a aussi dénoncé le vote.

Quelques 60 Palestiniens sont morts lundi sous les balles israéliennes alors qu'ils manifestaient dans la bande de Gaza contre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à  Al-Qods (Jérusalem). Il s'agit de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014.

En ouvrant la session extraordinaire du Conseil vendredi, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Zeid Ra'ad Al Hussein a jugé "totalement disproportionnée" la réponse d'Israël aux manifestations palestiniennes.

"Les morts résultent d'un usage illégal de la force", a-t-il affirmé, soutenant "les appels de nombreux Etats et observateurs en faveur d'une enquête qui soit internationale, indépendante et impartiale".

Selon lui, les actes des manifestants palestiniens ne semblaient "pas constituer une menace imminente de mort ou de blessure mortelle pouvant justifier l'usage d'une force meurtrière".

 
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